RENCONTRE AVEC JACK O’CONNELL A L’OCCASION DE LA SORTIE DE INVINCIBLE

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invincibleA l’occasion de la sortie de Invincible, le nouveau long-métrage réalisé d’Angelina Jolie (sortie le 07 janvier), nous avons eu la chance de rencontrer l’étoile montante du cinéma britannique, Jack O’Connell (Des Poings contre les Murs, ’71). Le comédien nous a parlé de son expérience sur ce biopic retraçant l’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre. Des propos recueillis par notre consœur et amie Emmanuelle Sal du blog Regardezmoica._73527947_73503495

Comment êtes vous arrivé sur ce projet ?

De façon très conventionnelle. Angelina Jolie et sa directrice de casting, Francine Maisler, qui est très connue à Los Angeles, ont mis en place un avis de casting global. Je voulais absolument être tenu au courant donc j’ai demandé à beaucoup de personnes, des agents notamment, de me prévenir dès que le casting commencerait. Il fallait faire une vidéo démo, ce que je n’aime pas particulièrement faire. C’est très compliqué à faire donc j’ai demandé à mon ancien professeur de théâtre et mon cousin de m’aider pour éviter de faire une vidéo qui ressemble plus à un selfie ! C’était dur, mon professeur ne m’a pas lâché avant de sortir quelque-chose de satisfaisant. Et Angelina Jolie a choisi ma vidéo !

Vous avez rencontré Louis Zamperini avant le tournage. Vous a t-il donné des conseils, des anecdotes pour interpréter son personnage ?

« Be hardy » disait-il ! Au sens littéraire, je crois qu’il voulait que je sois fort, robuste, résilient. C’est un mot que j’ai porté avec moi pendant toute la durée du tournage même si je ne suis toujours pas sûr de sa signification. J’ai mon interprétation personnelle en tout cas. On a rarement parlé de mon personnage ou de moi, je cherchais véritablement à obtenir des réponses, comprendre cet homme, profiter de tous ses conseils. Il m’a souhaité bonne chance et j’ai reçu une preuve d’approbation quand Angelina Jolie m’a dit qu’il pensait que j’étais l’homme pour le rôle et que j’allais faire du bon travail. C’était crucial pour moi. Par contre, Angelina Jolie lui a montré ma vidéo test pour le tournage et il a trouvé que je jurais trop ! Donc peut-être que moins jurer serait son conseil !invincible-d-angelina-jolie-11332144itdam

Avant de commencer le tournage, connaissiez-vous déjà la vie de Louis Zamperini, aviez-vous lu le livre de Laura Hillenbrand ?

Non jamais. Aussi énervant et décevant que ce soit, je n’avais jamais entendu parler de Louis Zamperini. Quelqu’un d’aussi extraordinaire ne devrait pas être inconnu. Nous passons tellement de temps à penser à des personnes comme les Kardashian, que nous oublions les vraies personnes qui inspirent, qui influencent les hommes. Angelina Jolie m’a introduit à Louis Zamperini, sa personne, son héritage. Avant ça, il était un total inconnu pour moi et ça ne devrait pas être le cas.

Votre personnage est très fort physiquement et mentalement. Qu’est ce qui a été le plus difficile à travailler pour vous ?

Le plus difficile ? Très bonne et très difficile question ! Je n’ai toujours pas la réponse mais ce que je peux vous dire, c’est qu’Invincible a été le plus gros challenge de toute ma vie. Chaque phase de tournage, chaque jour était plus dur que le précédent. En plus, il y a des choses qu’on ne peut pas prévoir et qui l’ont rendu encore plus dur. Je me suis coupé le pied avec du verre pendant la pause de Noël, je n’avais jamais autant saigné de ma vie et je devais devenir un olympien après la pause. Je ne pouvais pas m’entraîner donc j’ai dû attendre que mon pied guérisse et espérer que je serai opérationnel pour le retour sur le tournage. Ces choses là s’accumulent et ont fait de ce tournage le plus gros challenge de ma vie. Je me suis même évanoui deux fois sous la poutre de bois, donc peut-être que d’un point de vue physique et scientifique, cette phase de tournage a été la plus dure. Nous étions couverts de noir toute la journée, en essayant de prétendre à un froid glacial alors que nous étions en plein été australien. Très difficile !524852.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Comment vous êtes-vous préparé au rôle et surtout à la phase de privation pendant le naufrage ?

Deux mois avant le tournage je devais perdre du poids et être sûr que mentalement, je savais que m’attendait ! Ce temps de préparation était précieux et long, j’étais impatient de commencer. J’étais aidé par un professionnel pour ce régime, pour être sûr de le faire dans les règles sans se presser pour éviter tout dommage interne. Mais je ne peux quand même pas confirmer que je n’ai pas souffert. Ce qui a été également d’une grande aide, c’était ce soutien entre les acteurs. Nous étions tous dans le même bateau, donc il y avait beaucoup d’entraide.

Comment avez-vous travaillé avec Domnhall Gleeson ? Vous avez tous les deux des carrières assez similaires et montantes, comment ça s’est passé entre vous ?

Je l’adore à un point inimaginable ! Il est venu chez moi bien avant le début du tournage. Il a frappé à ma porte et est venu me proposer son aide sur le tournage. Il m’a fait part de ses expériences de premier rôle et m’a proposé de me soutenir dans ce rôle si j’avais besoin. Je n’ai jamais utilisé son offre, je suis trop fier pour ça, mais ça m’a beaucoup touché de sa part. Finn Wittrock (The Normal Heart – ndlr), Domnhall et moi, nous nous sommes fait un dîner entre nous avant le tournage pour se connaître, même si avec notre régime, nous n’avions pas le droit à grand chose ! Quand le tournage a commencé (avec la scène du naufrage en premier – ndlr), nous étions isolés tous les trois, c’était donc important de s’entendre. On jouait des meilleurs amis et c’est ce que nous sommes devenus. J’ai vu les performances de Domnhall au cinéma et j’adore ce qu’il fait, c’est un très bon acteur, et très intelligent.543ff2218961b

Votre rôle dans Les poings contre les murs vous a-t-il aidé pour jouer un prisonnier sur Invincible ?

J’imagine oui. Mais toutes mes expériences m’ont aidées. Ce que j’ai appris dans Les poings contre les murs m’a beaucoup aidé pour ‘71 et réciproquement ’71 m’a beaucoup aidé pour Invincible. Je prends quelque chose de toutes mes expériences. Concernant Les Poings contre les murs, c’est un tout autre type de prison que dans Invincible. Plus simple, elle est même plus plaisante si on compare à celles où se retrouvent Louis dans Invincible.

Est-ce vrai que vous avez signé pour Don Quichotte de Terry Gilliam ?

C’est une fausse information. Un communiqué a été envoyé avec de fausses informations. C’est vrai que j’étais intéressé par le rôle mais les choses sont différentes aujourd’hui.

Que pensez-vous de la phrase de Louis Zamperini « If I can take it, I can make it » comme slogan de vie ?

Louis Zamperini a bien vécu sous ce slogan mais ce qui est drôle, c’est que c’est son frère qui lui avait donné cette phrase. Il y a plein de messages de vie tout au long du film. Ce que lui a donné son frère a été un élément clé de sa survie, un encouragement. Ce n’est pas seulement grâce à ça qu’il a survécu mais c’était certainement un grand encouragement pour lui. De mon coté je vivrais sans problème avec ce slogan. Je crois vraiment que cet homme va m’inspirer pour le restant de mes jours.

Retrouvez également notre entretien avec Miyavi, acteur japonais également à l’affiche de Invincible.

Propos recueillis et traduits par Emmanuel Sal (du blog Regardezmoica)

Un grand merci à Jack O’Connell, Universal Pictures, Florence Debarbat et Emmanuelle Sal.

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