CRIMINAL – UN ESPION DANS LA TÊTE d’Ariel Vromen : la critique du film
Sortie cinéma

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note 2 -5
Carte d’identité :
Nom : Criminal
Père : Ariel Vromen
Date de naissance : 2015
Majorité : 04 mai 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : Suède
Taille : 1h54 / Poids : 31 M$
Genre : Thriller, Action

Livret de famille : Kevin Costner, Ryan Reynolds, Gal Gadot, Tommy Lee Jones, Gary Oldman, Michael Pitt, Alice Eve, Jordi Molla…

Signes particuliers : Un thriller d’action sans originalité.

KEVIN COSTNER EN A DANS LE CRÂNE

LA CRITIQUE

Résumé : Dans une ultime tentative pour contrecarrer un complot et une terrifiante catastrophe, les autorités décident d’implanter la mémoire et le savoir-faire d’un agent de la CIA décédé dans le corps d’un condamné à mort aussi imprévisible que dangereux. Il est l’unique chance – à haut risque – d’achever la mission… D’autant qu’en récupérant l’esprit de l’ancien agent, le condamné a aussi hérité de ses secrets…

CRM_4221.NEFL’INTRO :

A l’instar de quelques-uns de ses petits copains à Hollywood (bonjour, je m’appelle Liam Neeson et je vais te tabasser), Kevin Costner est lancé toutes voiles dehors dans une « nouvelle carrière » où il entend montrer qu’il a encore quelques bons restes pour jouer les Action Man de série B. Il faut bien avouer qu’à 61 ans, c’est le moment ou jamais pour brûler les derniers litres de kérosène encore disponibles, avant que les pignons se grippent et que les rhumatismes viennent plomber une carcasse toujours rutilante. Deux ans après le 3 Days to Kill du nanardeux McG, Kevin Costner ressort donc les poings et les flingues et vient rouler pour le compte d’Ariel Vromen, le réalisateur du pas inintéressant The Iceman avec Michael Shannon. L’acteur y campe Jerico Stewart, un type pas très fréquentable dont le cerveau présente une anomalie depuis que son paternel l’a balancé par la fenêtre quand il était gamin. Conséquence, Jerico n’a plus aucune émotion et ne sait pas faire la distinction entre le Bien et le Mal, entre ce qui se fait et ce qui ne fait pas. Asocial et violent, il va être choisi (sans son consentement bien entendu) par la CIA, pour récupérer dans sa tête, les souvenirs d’un agent mort, qui détenait des informations capitales dans la course contre la montre pour arrêter un fou-furieux prêt à détruire le monde ! Ok……..criminal_film_costner_4L’AVIS :

Propulsé sur le nom (et le charisme) de sa star, Criminal est un thriller d’action bien bisseux et teinté de SF, auquel il ne manquerait presque que le logo Europacorp pour passer pour une production estampillée Luc Besson. Mixant plein de trucs déjà-vu avec un peu de 3 Days to Kill, Taken, Total Recall voire Volte/Face, le tout planqué derrière un concept qui aurait pu amuser deux minutes des Michael Crichton et autre Philip K. Dick, Criminal considère essentiellement son intrigue comme un prétexte à quelques empoignades viriles entre des gentils et des méchants, ou plus précisément, un antihéros méchant qui, logique oblige, deviendra un gentil attachant, lancé aux trousses d’un vilain façon diabolique tout droit sorti d’un James Bond.criminal_film_costner_2Sur ses 45 premières minutes, Criminal surprend par son efficacité bien rodée et sa violence inattendue. Mais c’est quand on commence à croire à la bonne surprise tout ce qu’il y a de plus fréquentable, que l’intrigue du film d’Ariel Vromen se met à patiner entre deux incohérences, trois-quatre ficelles grossières et un joli lot de maladresses risibles. Petit à petit, Criminal voit sa bonne dynamique s’enrailler, les longueurs se faire sentir, et le concept de s’embourber dans sa trop grande simplicité et son manque d’originalité. A l’arrivée, un actioner comme on en a vu des tonnes (et comme on en verra encore des tonnes), qui essaie de faire le job et de distraire de loin, mais conduit avec selon une mécanique aussi nonchalante que sa recette est fade. On ne pourra ainsi qu’être déçu de ne pas avoir vu ce petit délire ô combien alimentaire, tenir sa sympathique première moitié sur la durée.criminal_film_costner_3Devant la caméra, des Tommy Lee Jones et autre Gary Oldman ou Ryan Reynolds viennent cachetonner gentiment dans une production qui ne rend logiquement pas hommage au talent de ses acteurs de renom. Gal Gadot fait ce qu’elle peut, Michael Pitt est probablement celui qui séduit le plus en donnant un brin de consistance à un personnage fondé sur du rien, et tous se rangent derrière un Kevin Costner buriné qui en a encore dans le pantalon et qui tente d’assurer le job le plus sincèrement possible à défaut de le faire vraiment bien. En chef d’orchestre de tout ce beau monde, le pas trop manchot Vromen ne sera sans doute pas élu « réalisateur de l’année » (ou alors dans un monde où Will Ferrell serait Président des Etats-Unis et Maître Gims, le digne fils spirituel de Jacques Brel) mais son travail aura le mérite d’être au moins propre à défaut de se révéler inspiré. Et c’est déjà pas mal finalement, on aurait pu avoir Olivier Megaton aux commandes. Bref, Criminal est un film assez mauvais sur le fond, beaucoup trop long sur la forme (un pénible 1h54), mais qui saura peut-être satisfaire ses spectateurs les moins exigeants. Les autres seront condamnés à devoir se contenter de quelques séquences pas trop mal emballées, mais malheureusement très intermittentes, ponctuant un film de série B façonné selon une logique tellement éculée…

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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