MISSION PAYS BASQUE de Ludovic Bernard : la critique du film
Sortie cinéma

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mission pays basque
Carte d’identité :
Nom : Mission Pays Basque
Père : Ludovic Bernard
Date de naissance : 2017
Majorité : 12 juillet 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre
: Comédie, Romance

Livret de famille : Élodie Fontan, Florent Peyre, Daniel Prévost, Nicolas Bridet, Barbara Cabrita…

Signes particuliers : Une comédie romantique sans originalité.

COUP DE FOUDRE À BAYONNE

LA CRITIQUE DE MISSION PAYS BASQUE

Résumé : Sibylle, jeune parisienne aux dents longues, entend briller dans ses nouvelles fonctions professionnelles en rachetant une quincaillerie au Pays Basque afin d’y implanter un supermarché. Elle s’imagine avoir « roulé » le vieux propriétaire mais ce dernier est sous curatelle. Sibylle doit donc faire affaire avec Ramon, le neveu, pour récupérer son argent et signer au plus vite. Sinon, c’est le siège éjectable assuré. Elle va rapidement s’apercevoir que les basques n’ont pas l’intention de se laisser faire par une parisienne, si jolie soit-elle. mission pays basque

Après un quadra marseillais propulsé dans le Nord des Ch’tis, une jeune bobo parisienne du 8ème expédiée dans le Sud-Ouest des Basques. Avec Mission Pays Basque (sérieusement les gars, vous vous êtes pas foulés sur le titre), le réalisateur Ludovic Bernard rejoue la carte du choc et du décalage des cultures, quelques mois seulement après le succès de L’Ascension, son premier film. Cette fois-ci, il exploite ce même ressort dramatique dans un second long-métrage qui surfe sur la veine des comédies régionalistes, où un personnage va faire l’expérience de la stupidité de ses propres préjugés en découvrant une autre vie qu’il méprisait au départ mais dont il va tomber sous le charme. Le « Il » de l’histoire, c’est en réalité une « elle », en l’occurrence la belle Elodie Fontan, envoyée dans un petit village du côté de Bayonne pour y négocier le rachat d’une quincaillerie familiale que sa société veut transformer en supermarché. Sauf que la donzelle atterrée par les coutumes trop festives du coin, va tomber sur un os en la personne de Florent Peyre, un joyeux vendeur… d’espadrille cousue main.film Espadrilles de Ludovic BernardSi la fraîcheur du duo Elodie Fontan/Florent Peyre amène un capital sympathie indéniable à cette comédie romantique qui se veut très feel good dans l’âme, difficile de voir dans ce Mission Pays Basque, un bon film de cinéma, ni même une bonne comédie populaire et efficace. Car Mission Pays Basque flirte avec l’humour sans jamais vraiment être drôle, probablement parce que chacune de ses situations s’empêtre dans la naïveté clichesque navrante et si appuyée, qu’on n’y croit pas. On n’y croit pas à cet ancien repris de justice devenu le gentil gars aimé de tous dans son bled, on n’y croit pas à son métier de vendeur d’espadrilles cousue main après avoir un caïd de l’ETA, on n’y croit pas à cette belle arriviste au cynisme dépassant l’entendement, on n’y croit pas à cette leçon de séduction qui va la faire changer radicalement parce qu’au fond, « on est tellement plus heureux avec peu d’argent à la campagne plutôt qu’avec plein de fric et de stress à la ville ». Non pas que ce soit faux dans l’absolu, bien au contraire, mais Mission Pays Basque assène son idéologie gnagnan-mielleuse, en défonçant des portes ouvertes à grands coups de pieds carrés, pour y déverser son overdose de bons sentiments sous perfusion de glucose. D’un bout à l’autre, le film de Ludovic Bernard se traverse comme une autoroute, un chemin bien balisé avec des passages obligés en guise de péage. L’ensemble est cousu de fil blanc, sans surprise et d’une fadeur hallucinée, et dans le cas de Ludovic Bernard, il vient confirmer une chose que l’on ne sait que trop bien : le plus difficile après un premier film remarqué et réussi, c’est d’enchaîner avec le second.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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