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LUCKY STRIKE de Yong-hoon Kim : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :
Nom : Beasts That Cling to the Straw
Père : Yong-hoon Kim
Date de naissance : 2020
Majorité : 08 juillet 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : Corée du Sud
Taille : 1h48 / Poids : NC
Genre : Thriller, Drame

Livret de famille : Jeon Do-Yeon, Woo-Sung Jung, Seong-woo Bae…

Signes particuliers : Un bon cru coréen.

LE GANG DES REQUINS

NOTRE AVIS SUR LUCKY STRIKE

Synopsis : Un corps retrouvé sur une plage, un employé de sauna, un douanier peu scrupuleux, un prêteur sur gage et une hôtesse de bar qui n’auraient jamais dû se croiser. Mais le sort en a décidé autrement en plaçant sur leur route un sac rempli de billets, qui bouleversera leur destin. Arnaques, trahisons et meurtres : tous les coups sont permis pour qui rêve de nouveaux départs…

Chouette, une nouvelle folie coréenne ! Parce qu’elle est de loin l’une des cinématographies les plus excitantes du moment (et ça dure depuis plusieurs années), chaque nouveau film coréen qui débarque en salles chez nous est espéré comme une future « bombe ». Et à plus forte raison quand on parle de thriller, genre dans lequel le pays du matin calme excelle tout particulièrement. Premier long-métrage du nouveau-venu Yong-hoon Kim, Lucky Strike (oui, comme les clopes) est un petit jeu pervers entre différents protagonistes qui se disputer un sac Vuitton rempli de billets. Prometteur.

Avec une maîtrise assez impressionnante pour un jeune cinéaste signant son premier film, Lucky Strike est construit comme une grande toile d’araignée labyrinthique où, façon puzzle, les pièces narratives s’agencent petit à petit pour former un étau qui se resserrent sur les différents personnages au cœur de cette course effrénée au fric tombé du ciel. Si en apparence Lucky Strike ne paye pas de mine comparé à d’autres musts coréens et s’il n’a pas l’air d’avoir l’étoffe d’une claque, un regard très attentif révèlera l’incroyable capacité de Yong-hoon Kim à ériger une intrigue redoutablement bien pensée. Formellement très soigné, ce bal des requins qui s’entredévorent (une référence d’ailleurs évoquée et métaphorisée) met un peu de temps à mettre en place tous ses fils avant de tirer brusquement sur le nœud pour exciter son final. On sent à l’écran les références qui ont biberonné Yong-hoon Kim (les films de gangsters un peu déjantés et Tarantino) et le cinéaste arrive à bien se les approprier pour signer un polar roublard et par moments vénéneux, entre coups de sang, touches d’humour et jubilation machiavélique. Globalement, Lucky Strike n’est pas un très grand film (et s’oubliera à sûrement) mais il tire sa tête hors du chapeau de la banalité grâce à certaines de ses indiscutables qualités.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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