A CHRISTMAS HORROR STORY de Steve Horban, Brett Sullivan et Grant Harvey : la critique du film
Sortie VOD

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note 7-10
Carte d’identité :
Nom : A Christmas Horror Story
Père : Steve Horban, Brett Sullivan et Grant Harvey
Date de naissance : 2015
Majorité : 25 novembre 2015
Type : Sortie VOD
(Éditeur : Wild Side)
Nationalité : Canada
Taille : 1h39 / Poids : NC
Genre : Horreur

Livret de famille : George Buza (Santa), Percy Hynes-White (Duncan), Rob Archer (Krampus), William Shatner (DJ Dan), Jeff Clarke (Taylor), Jessica Clement (Grace), Zoé De Grand Maison (Molly), Shannon Kook-Chun (Dylan), Debra McCabe (Martha), Michelle Nolden (Diane), Alex Ozerov (Ben)…

Signes particuliers : La mode des films à sketches revient mais rares sont ceux réussis. En voilà un.

MERRY HORROR CHRISTMAS !

LA CRITIQUE

Résumé : Le soir du réveillon, un esprit malveillant piège trois adolescents dans la cave de leur école pour recréer une version de la nativité. Une famille est également hantée par Krampus, l’anti-Père Noël de la mythologie nordique. Enfin, le Père Noël est forcé de combattre une horde d’elfes zombies avant d’aller faire sa tournée.William-Shatner-in-A-Christmas-Horror-StoryL’INTRO :

Noël approche. Les grands magasins commencent à déployer leur arsenal commercial et leurs rayons dédiés, le matraquage publicitaire s’est mis en branle, les décorations de rues fleurissent un peu partout, les films typiques de la période préparent leur arrivée… Et le cinéma d’horreur s’invite dans la danse ! Ce n’est pas la première fois que le genre s’amuse à parasiter les joyeuses festivités de Noël en amenant un peu de terreur au milieu de la féérie ambiante, à plus forte raison le cinéma nordique, dont le folklore ancestral (avec les mythes de Santa Claus ou du Père Fouettard) est un terrain en or pour jouer avec le contre-emploi des figures adorées. On se souvient du fort sympathique Rare Exports : A Christmas Tale de Jalmari Helander (Père Noël Origines en France), petite pépite qui ironisait sur la vision du grand barbu tout gentil pourvoyeur de cadeaux, ou encore du Saint de l’inénarrable néerlandais Dick Maas, où le « vrai » Saint-Nicolas venait faire des ravages nocturnes dans une croisade sanguinaire épique. Petit changement, le nouveau venu dans le créneau en cette année 2015 n’est pas un méfait nordique ou scandinave, mais une petite série B venue du Québec. Voici A Christmas Horror Story, réalisation chorale à six mains réunissant à la baguette, Steve Horban, Brett Sullivan et Grant Harvey. Un trio qui se connaît bien puisque tous ont bossé sur la saga des Ginger Snaps, le premier en tant que producteur, et les deux autres respectivement en tant que réalisateurs des deuxième et troisième volets.a christmas horror storyL’AVIS :

Il y a les contes de Noël, et il y a les contes de A Christmas Horror Story. On ne va pas se mentir, ce n’est pas la même chose. Ni vu ni connu, le trio Horban-Sullivan-Harvey nous offre l’un des meilleurs films de genre de cette fin d’année avec leur petite série B non seulement jubilatoire, mais au passage foutrement bien exécutée et plutôt maligne. La petite bande reprend le principe du film à sketches, mais la tourne dans une formulation différente qui aura pour effet, d’en élever considérablement le niveau sans pour autant avoir grand-chose de bien significatif. Au lieu de les séparer, au risque de sombrer dans le piège habituel de l’inégalité des segments, l’équipée a opté pour le mixage synchronisé de ses histoires, entremêlant ses multiples récits avec une intelligence d’écriture et de montage sacrément bien trouvée. Le spectateur n’est donc pas amené à mettre dans les pieds dans un univers, le quitter pour pénétrer dans un autre et ainsi de suite, mais au contraire, à naviguer sans cesse d’une histoire à l’autre alors que toutes progressent vers leurs épilogues attendus et redoutés, chaque segment étant relié à un autre par le biais d’un personnage secondaire que l’on va retrouver. Une structure narrative qui confère diversité et dynamisme à ce A Christmas Horror Story, dont la seconde intelligence est d’avoir habilement agencer les temps forts de chacune de ses histoires, de sorte à ce que l’on ne s’ennuie jamais à attendre qu’elles décollent.a-christmas-horror-story-still-1Au menu de la balade, des ados piégés dans un lycée hanté, la famille Noël confronté à ses propres lutins infestés par un virus les rendant ultra-violents, un couple aux prises avec leur enfant possédé, une famille devant faire face à une créature sanguinaire… Et un animateur de radio (le mythique William Shatner) qui anime la veillée de Noël tout seul dans son studio d’enregistrement. Non sans virtuosité, le trio nous fait passer sans cesse d’une histoire à l’autre, et profite de chacun de ses récits pour illustrer un pan du cinéma de genre avec des styles et des tons très différents. Tout y passe, du conte horrifique à la comédie gore, du monstrueux au found footage, du film de possession au film de fantôme, en passant par le zombie flick, le film d’enfant maléfique ou de créature monstrueuse… Les univers sont variés, les nombreux visages tous maîtrisés, l’esthétique magnifiquement soignée, et l’entreprise touche au Saint Graal en réussissant le pari de n’afficher aucune histoire indéniablement plus faible que les autres, tout en illustrant plusieurs légendes urbaines ou créatures iconiques autour de la thématique de Noël avec une belle homogénéité.Jessica-Clement-in-A-Christmas-Horror-StoryTour à tour effrayant, angoissant, drôle, grisant ou gore, il y en a pour tous les goûts dans A Christmas Horror Story, petite surprise salvatrice que l’on n’avait pas vu venir, et qui vient faire de la magie de Noël, un authentique cauchemar sacrément fun et jouissif. Vous espériez un petit cadeau de Noël de la part du cinéma d’horreur, le voici !

LA BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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