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AIMER PERDRE de Harpo et Lenny Guit : la critique du film

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Nom : Aimer Perdre
Pères : Harpo et Lenny Guit
Date de naissance : 26 mars 2025
Type : sortie en salles
Nationalité : Belgique
Taille : 1h26 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : María Cavalier-BazanAxel PerinMichael Zindel, Melvil Poupaud, Catherine Ringer…

Signes particuliers : Un OFNI radical.

Synopsis : Sans emploi et endettée jusqu’aux dents, Armande Pigeon, 26 ans, galère à Bruxelles. Par-dessus le marché, elle a un gros penchant pour le jeu et n’hésite pas à prendre des risques, car pour Armande, tous les paris sont bons. Tous sauf un, peut-être le plus fou auquel elle peine encore à se risquer : le pari de l’amour.

ITINERAIRE DE LA LOOSE

NOTRE AVIS SUR AIMER PERDRE

Il y a a des films comme ça que l’on ne sait pas trop comment prendre, ni par quel bout, ni dans quel sens. C’est un peu le cas du (très) barré Aimer Perdre, OFNI radical qui donne dans la comédie hystérique et décalée en jonglant avec un style très particulier à cheval entre la fiction volontairement crasseuse et un effet documentaire à la Striptease. Réalisé par les frères Guit, Harpo et Lenny de leurs petits noms, Aimer Perdre suit le parcours chaotique d’Armande, une jeune femme qui, contrairement à Parker Lewis, ne gagne jamais. Puis elle s’excite dans la confusion de sa vie, plus elle s’enfonce dans un bordel épuisant. Déjà qu’Armande est sans emploi, sans réel domicile fixe et sans fric…
Incarné par une épatante Maria Cavalier-Bazan (à qui l’on ne pourra reprocher de ne pas tout donner pour le rôle), Aimer Perdre est à l’image de son personnage, un capharnaüm survolté qui aime patauger dans la fange tout en s’inventant des élans de poésie romanesque. La fange, c’est là où se débat son anti-héroïne que certains qualifierait de folle névrosée là où d’autres y verront une jeune femme déchaînée, libre et pleine de vie. Assumant volontiers sa folie désarticulée, son formalisme peu engageant et ses séquences parfois cracra au nom d’un humour à la belge sans foi ni loi, Aimer Perdre est une virée, ou plutôt une expérience un peu lunaire et absconse. L’ennui, c’est qu’au final, on se demande un peu quel en était l’intérêt et où tout cela mène t-il… si ce n’est à la défaite tant son côté épuisant finit par grignoter son lyrisme destructuré.

 

 

Par Nicolas Rieux

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