CHARLIE COUNTRYMAN de Fredrik Bond
Critique (en salles – thriller, romance)

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note 5
Carte d’identité :
Nom : The Necessary Death of Charlie Countryman
Père : Fredrik Bond
Livret de famille : Shia LaBeouf (Charlie Countryman), Evan Rachel Wood (Gabi), Mads Mikkelsen (Nigel), Rupert Grint (Carl)…
Date de naissance : 1932
Majorité : 14 mai 2014 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h47
Poids : Budget de 12 M$

Signes particuliers (+) : Romance effrénée pleine d’ivresse et de violence,à la plastique psychédélique lorgnant du côté de Dany Boyle, Winding Refn voire même Gondry en plus rugueux, ce premier film très esthétisé de Fredrik Bond flirte avec l’OFNI déconcertant parfois séduisant, parfois fascinant.

Signes particuliers (-) : Au fur et à mesure que la forme prend le pas sur le fond avec une incessante répétition des mêmes motifs, l’ensemble laisse un sentiment de vide et de lassitude qui lui est fatal. 

 

ROMANCE EN ROUMANIE

LA CRITIQUE

Résumé : Complètement déboussolé après le décès de sa mère, Charlie décide de suivre son instinct et de partir pour Bucarest. Dans cette ville survoltée, il tombe amoureux de la très énigmatique Gabi. La jeune femme est malheureusement épiée par son ex, Nigel, un dangereux criminel qui n’est pas prêt à la laisser partir avec un autre. Mais Charlie, lui, est plus que jamais déterminé à gagner son coeur quitte à se sacrifier par amour. 451284650_640

L’INTRO :

Après une réalisation musicale pour Moby et un court-métrage à succès, le suédois Fredrik Bond plonge dans le grand bain avec son premier long-métrage, Charlie Countryman. Un étrange thriller romantique porté par le trio Shia LaBeouf, Evan Rachel Wood, Mads Mikkelsen, investissant la capitale de la Roumanie en s’attachant au voyage aventureux de Charlie, jeune homme déboussolé par la mort de sa mère et espérant se retrouver avec cette folle aventure personnelle dans l’inconnue Bucarest. Plus que lui-même, il trouvera la lumière et la passion avec la rencontre, par un hasard tragico-burlesque, de la belle et énigmatique Gabi…charlie countryman

L’AVIS :

Charlie Countryman est de ces films inclassables que l’on peine à appréhender, partagé entre l’OFNI enivrant et l’expérience semi-ratée. Romance fantasmagorique pleine d’ivresse et de violence apposée à un pseudo univers sans réelle consistance de la criminalité minable des bas fonds bucarestois, ce premier effort de Fredrik Bond est à la fois une singulière balade romantique psychédélique, un drame teinté d’accents comiques décalé et un thriller un peu fou mené au gré d’une mise en scène visuellement et sonorement hype, comme si Dany Boyle rencontrait Pusher avec un soupçon de Michel Gondry. Un exercice stylisé, tantôt séduisant ou agaçant, mettant en valeur un beau récit tragico-romanesque incarnée par une distribution impliquée même si le cabotinage généralisé n’est pas loin. Sauf qu’en définitive, au-delà de son cachet atypique, Charlie Countryman semble résonner de vide. Et c’est dommage car il se dégage pourtant quelque chose de fascinant de cette histoire troublante aidée par une certaine virtuosité esthétisée. Peut-être trop justement, quand au final la forme prend le pas sur le fond. Tout cela reste alors bien creux et sans réel but dépassant les limites d’un scénario tournant sur lui-même.

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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