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LE VIRTUOSE de Daniel Roher : la critique du film

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Nom : Tuner
Père : Daniel Roher
Date de naissance : 27 mai 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h49 / Poids : NC
Genre : Thriller

Livret de Famille : Leo WoodallDustin HoffmanHavana Rose Liu

Signes particuliers : Anecdotique certes, mais sympathique.

Synopsis : Doté d’une ouïe exceptionnelle, un jeune accordeur de piano voit sa vie basculer lorsque son talent attire l’attention de criminels qui l’entraînent dans une série de cambriolages de plus en plus risqués. Malgré lui, il s’enfonce dans un engrenage dangereux qui pourrait lui coûter bien plus que sa liberté.

EN RÉ MINEUR

NOTRE AVIS SUR LE VIRTUOSE

Serait-on tombé sans s’en rendre compte dans une mystérieuse boucle temporelle ? Il y a 12 ans, Dustin Hoffman prêtait sa notoriété à un petit drame américain à consonance musicale rebaptisé Le Virtuose en France. 2026, Dustin Hoffman prête sa notoriété à un petit drame américain à consonance musicale rebaptisé Le Virtuose en France. Et promis juré, ce n’est vraiment pas le même film ! Avouons cela dit que la coïncidence n’est pas banale. La première fois en 2014, c’était sous la direction de François Girard. Le légendaire interprète du Lauréat y jouait un chef de chœur prenant sous son aile un gamin de 11 ans façon Les Choristes 2.0. Cette fois-ci, il incarne un accordeur de piano mélomane qui a pris sous son aile un jeune homme atteint d’hyperacousie (en gros, il ne supporte pas le bruit). Tout surdoué qu’il est, Niki ne joue plus du piano depuis longtemps à cause de sa condition. Un handicap pour lui, un talent pour d’autres. Car son ouïe excessivement fine va attirer l’attention d’un gang de cambrioleurs intéressés par ses capacités à ouvrir les coffres forts en écoutant les cliquetis des verrous.

Le Virtuose nous ressert l’éternel coup de la figure paternaliste qui prend sous son aile bienveillante un talent traumatisé. On connaît par cœur. Et le réalisateur Daniel Roher ne va pas l’exploiter de manière très originale. Le Virtuose se contente juste de déplacer cet arc narratif usité dans une nouvelle histoire adossée sur un univers, celui de la musique classique. Et le-dit arc de n’être finalement qu’un prétexte pour plonger dans ce monde de la précision, le film essayant de nous partager une introduction aux subtilités et nuances d’une simple note de piano, tout en parlant d’accordage, de Strauss, de dièses et de bémol et d’oreille absolue.

Le sujet n’est peut-être pas très sexy sur le papier mais en y adjoignant une vague intrigue de polar avec un gentil gars attachant embarqué dans un tumulte criminel par des gangsters patibulaires, Daniel Roher parvient à en extirper un film plutôt sympathique. Le Virtuose se regarde sans déplaisir comme le film très mineur qu’il est. Totalement Cousu de fil blanc tant son déroulé est d’une hyper prévisibilité (on devine tout le programme avec systématiquement une demi-heure d’avance sur le film), Le Virtuose est passablement anecdotique. Et pas vraiment taillé pour une sortie en salle diront certains. Mais entre son personnage approché avec une touchante sensibilité, son humour intermittent (merci Dustin Hoffman), son sujet et son travail de mise en scène sur le son et la musique classique, le film réussit à s’envelopper dans une sensation de confortable. Tenu par la main par Roher, on y est plutôt bien, choyé, intéressé. Reste que la principale qualité de la chose, si l’on devait en retenir une, c’est l’excellente prestation de Leo Woodwall (vu dans le dernier Bridget Jones : Folle de lui), impeccable aux côtés d’un Dustin Hoffman amusément cabotin.

 

Par Nicolas Rieux

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