QUAND ON A 17 ANS d’André Téchiné : la critique du film
Sortie DVD

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quand on a 17 ans dvdMondo-mètre
note 3.5 -5
Carte d’identité :
Nom : Quand on a 17 ans
Père : André Téchiné
Date de naissance : 2016
Majorité : 31 août 2016
Type : Sortie DVD
Nationalité : France
Taille : 1h54 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Sandrine Kiberlain, Kacey Mottet Klein, Corentin Fila…

Signes particuliers : Un beau retour pour André Téchiné.

L’ÂGE DE TOUTES LES POSSIBILITÉS

LA CRITIQUE DE QUAND ON A 17 ANS

Résumé : Damien, 17 ans, fils de militaire, vit avec sa mère médecin, pendant que son père est en mission. Au lycée, il est malmené par un garçon, Tom. La violence dont Damien et Tom font preuve l’un envers l’autre va évoluer quand la mère de Damien décide de recueillir Tom sous leur toit. 292101.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’association intergénérationnelle entre le vétéran André Téchiné et la néo-tendance Céline Sciamma avait de quoi être séduisante sur le papier. C’est en effet à quatre mains que le metteur en scène des Roseaux Sauvages et la réalisatrice de Bande de Filles ont écrit le scénario de Quand on a 17 ans, le nouveau long-métrage d’un Téchiné à la recherche d’un nouveau souffle. Parti s’illustrer du côté de la Berlinale dont il est revenu bredouille, il faut dire que malgré toutes ses qualités indéniables, ce drame scrutant une adolescence en plein émoi existentiel n’a pas la vigueur de ses plus grandes œuvres passées. Mais l’effort a quand même de belles choses à proposer et mérite le détour, plutôt deux fois qu’une.038750.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’adolescence a toujours été un sujet de prédilection pour le cinéma et même si bien des tentatives fainéantes s’embourbent dans la redite à force de rabâcher les mêmes constats, Quand on a 17 ans vient rappeler qu’elle pourra toujours alimenter des histoires fortes, tant son énergie est un vecteur idéal pour coucher sur pellicule, des œuvres fiévreuses, en prise directe avec le présent, mais aussi à cheval entre le passé et l’avenir, entre le vécu et le devenir, les premières désillusions et les aspirations stimulantes. Parce qu’elle est une période charnière, une période de construction personnelle où le champ de possibles semble infini, l’adolescence reste et restera éternellement un terrain d’exploration quasi-inépuisable. Prenant appui sur son immense talent pour imager les troubles humains enfouis profondément, André Téchiné signe cette fois-ci une histoire d’amour aussi lumineuse qu’écorchée. Tour à tour grave, léger, poignant ou mélancolique, Quand on a 17 ans ne brille pas seulement par l’impressionnante partition déployée par ses deux jeunes comédiens formidables de charisme et de sensibilité, il brille avant tout par la propension du cinéaste a les implémenter dans une histoire initiatique qui résonne comme un cri du cœur envers la vie.394408.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxAvec ce beau portrait d’une jeunesse enflammée et toute en nuances, Téchiné prouve qu’a 73 ans, il n’a rien d’un vieil auteur poussiéreux, incapable de comprendre la modernité du monde qui l’entoure. Jamais en décalage avec « ses jeunes d’aujourd’hui » qu’il filme avec respect, bienveillance et affection, le cinéaste trouve le moyen de les sublimer à l’écran, de les rendre vrais, vivants, mués par leur mobilité, leurs angoisses, leurs rêves et leurs écorchures. Si parfois le film flirte légèrement avec la lisière d’une sur-écriture un brin artificielle voire naïve, il n’en reste pas moins que l’émotion s’écoule comme une petite rivière vivifiante au milieu de cette fresque intimiste portée par une pudeur romanesque qui la rend très attachante.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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