NOVEMBER CRIMINALS de Sacha Gervasi : la critique du film
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Carte d’identité :
Nom : The November Criminals
Père : Sacha Gervasi
Date de naissance : 2017
Majorité : 17 janvier 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre
: Drame, Thriller

Livret de famille : Ansel Elgort, Chloë Grace Moretz, Catherine Keener…

Signes particuliers : Peu passionnant.

MEURTRE, DEUIL ET AMOUR

LA CRITIQUE DE NOVEMBER CRIMINALS

Résumé : Déjà bien occupé par la vente de drogue, son accession en fac et sa relation compliquée avec sa meilleure amie, un élève de Terminale doit en plus faire face au meurtre de l’un de ses camarades et décide d’enquêter.

Quatre ans après son biopic partiel sur Hitchcock avec Anthony Hopkins, le réalisateur Sacha Gervasi s’emploie à adapter le roman The November Criminals de Sam Munson paru en 2010. On plaint l’écrivain.

Avec son étrange affiche pop évoquant une sorte de Tueurs Nés croisé avec une version rajeunie de Bonnie & Clyde, November Criminals vendait on-ne-sait-pas-trop-quoi mais il y avait un quelque chose d’alléchant, d’autant que la distribution est plutôt valeureuse avec l’étoile montante Ansel Elgort et la plus confirmée Chloe Moretz. Erreur, le film est une totale perte de temps. Recoupant plein de choses qui viennent se télescoper dans un récit très artificiel, November Criminals semble ne pas trop savoir lui-même ce qu’il veut raconter. On baigne dans le drame teinté d’un vague soupçon de comédie, on s’égare du côté du teen movie adolescent avec une romance de bas-étage, on flirte avec le policier grâce à une pseudo-enquête en toc, et alors que Gervasi ne réussit jamais à gérer son mélange des genres, fruit d’un scénario écrit avec des moufles par Steven Knight (Les Promesses de L’Ombre, Le Septième Fils, Alliés), ce pataud November Criminals de se casser la binette pour n’être rien de plus qu’une série B qui ne fonctionne pas dans aucune de ses directions.

Côté thriller policier, on s’emmerde devant une enquête au déroulé grotesque. Côté romance, on ne croit pas une seule seconde à cette bluette gauche. Et côté drame, November Criminals use d’une psychologie de comptoir trahie par le dérisoire de sa mécanique superficielle. Depuis la mort de sa mère, Addison n’arrive pas à se remettre et faire son deuil. Lorsqu’un copain de lycée est assassiné, l’étudiant va faire un transfert. La belle affaire. November Criminals avait des thématiques qui auraient pu être intéressantes à défaut d’être bien originales, mais le récit illustré par Gervasi les investit avec une maladresse telle, qu’il savonne la planche sur laquelle il avance, le tout en bâclant autant la forme que le fond. Laborieux de bout en bout, November Criminals est un somnifère trop efficace pour nous tenir en haleine et dans le temps, pas assez puissant pour nous offrir une vrai repos réparateur devant notre télé.

BANDE ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

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