LES STAGIAIRES (critique – comédie)

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note 4.5
Carte d’identité :
Nom : The Internship
Père : Shawn Levy
Livret de famille : Vince Vaughn (Nick), Owen Wilson (Billy), Rose Byrne (Dana), Max Minghella (Graham), Aasif Mandvi (Chetty), Josh Brener (Lyle), Dylan O’Brien (Stewart), Tiya Sircar (Neyha), Tobit Raphael (Yo-Yo), John Goodman (ex-patron), Will Ferrel (beau-frère)…
Date de naissance : 2013 (sortie le 26/06/13)
Nationalité : Etats-Unis
Taille/Poids : 1h59 – 58 millions $

Signes particuliers (+) : Une ambiance générale détendue et sympathique et quelques gags référentiels amusants.

Signes particuliers (-) : Plus une gigantesque (et un peu longue) pub promo pour Google qu’un film de cinéma où l’on sourit (un peu) sans jamais vraiment rire en assistant à un étalage de messages vantant le rêve made in America.

 

LA REVANCHE DES VIEUX

Résumé : Billy et Nick se retrouvent quadragénaires au chômage quand leur patron ferme la boîte dans laquelle ils excellaient comme vendeurs de montre. Ne sachant pas quoi faire de leur vie, ils s’inscrivent pour entrer au programme de recrutement de stagiaires de la plus fabuleuse des sociétés américaines : Google. Le combat pour décrocher un CDI commence mais n’ayant aucune connaissances en informatiques, ils partent de très loin…

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L’INTRO :

Le milieu de la comédie américaine est un petit monde. Pas étonnant du coup de retrouver les mêmes têtes chez les mêmes réalisateurs. Shawn Levy fait par exemple parti de ces spécialistes du genre dont le nom est généralement associé au genre après des années de service et de succès comme avec, entre autres, les Ma Nuit au Musée. Après un bref passage hors du registre comique avec l’actionner SF Real Steel, le cinéaste renoue avec lui et réuni pour l’occasion, un duo qui avait hurlé de rire des salles entières il y a huit ans : Owen Wilson et Vince Vaughn. Les deux acteurs, amis à la ville et régulièrement à l’écran, avaient en effet rendu leur association populaire avec Serial Noceur de David Dobkin, sorti en 2005. Outre ces deux têtes d’affiche, le cinéaste se paie également un petit caméo cocasse d’une autre star du genre, avec Will Ferrel en patron obsédé d’un magasin de literie. Enfin, la belle Rose Byrne (Damages), Aasif Mandvi (Margin Call, The Dictator, Premium Rush) ou encore John Goodman complètent la distribution autour d’une galerie de jeunes acteurs d’avenir, symbolisant l’univers geek du géant Google pour cette comédie qui prend place dans son univers et ses locaux du campus de Mountain View.

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Les Stagiaires, dont l’idée originale est attribuée à Vince Vaughn qui a participé à l’écriture du script, plonge deux quadragénaires récemment licenciés, dans l’univers ultra-technologique du moteur de recherche. A la recherche d’un nouveau départ dans leur vie et leur carrière, les amis Billy Campbell et Nick McMahon décident de tout faire pour entrer au service de la successfull entreprise aux conditions de travail rêvées et intègrent leur programme de recrutement de stagiaires. Ils sont des dizaines mais seulement une poignée sera sélectionnée. A eux d’émerger dans ce réservoir de geeks ultra-pointus alors qu’ils n’ont absolument aucune connaissance informatique et partent de très très loin, misant seulement sur leur « expérience de vie ». On voit venir à des kilomètres l’idée comique du film qui va jouer sur le décalage entre ces « vieux » et cet univers si particulier où l’on parle de code HTML, de CSS, de ping et de bug, d’Ubutu, d’algorithme et de cookies et passant par les firewall, les balises, les tags, les bits, les processeurs, les applis, de noogles et de googliness etc… Eux, ne savent même pas se servir de Facebook, n’ont jamais entendu parler d’Instagram et leurs références ciné sont plus Flashdance et Terminator que X-Men ou Harry Potter. C’est dire…

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Enfin, difficile d’éviter le principe de la conception des Stagiaires, réalisé en partenariat étroit avec Google Enterprise. Inspiré par un documentaire sur le système googlelien découvert par hasard à la télé par un Vaughn qui est tombé des nues devant ces employés qui travaillent dans des conditions paradisiaques au milieu d’un immense campus verdoyant avec cours de volley, toboggans remplaçant les ascenseurs, cafétéria gratuite, vélos, massages, coin sieste, coachs sportifs, activités, piscine, cafés, bowling, salles de jeux etc… le film est une sorte de véhicule promotionnel pour le géant américain où les mérites de son fonctionnement interne sont sans cesse vantés comme dans une immense publicité scénarisée et dramatisée montrant un employeur merveilleux faisant travailler ses employés dans un monde merveilleux avec une liberté et un fun merveilleux. L’esprit même du Dream Job pour des millions de nerds.

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L’AVIS :

Sur le principe tout ceci est bien gentil mais ne rend pas vraiment service au film même s’il n’aurait pu être conçu autrement vu son histoire. Le problème principal est que Les Stagiaires finit par ne plus vraiment ressembler à un « film » mais plus à une gigantesque publicité tant le notion de placement de produit y est poussée à l’extrême. Et chose prévisible, il sera considérablement attaqué sur ce point par bien des réticents à ainsi se faire lobotomiser au nom du « le travail peut-être agréable quand on a un employeur humain ».  The Internship (son titre en VO) ne cesse en effet de rendre éblouissant et génialement fun le fait de travailler pour Google, présenté comme une entreprise à taille humaine malgré son immensité, oeuvrant dans le caritatifs et faisant tout pour le confort de ses employés  qui y sont respectés comme nulle part ailleurs. Magnifique, certes mais bon, on souhaitait quand même voir une comédie et pas seulement un sport publicitaire à échelle de long-métrage.

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Et si Les Stagiaires est au demeurant un divertissant léger et sympathique avec son ambiance détendue et sa galerie clichée de seconds rôles geeks un peu barrés entre l’asiatique ultra-stressé, la jeune fille faussement dévergondée, le mutique pénible et le nerd de base qui voudrait être cool mais qui ne sait pas si prendre ou encore le gros martyrisé ou le jeune prétentieux à baffer, le film reste dans son ensemble un moment souriant sans être drôle. Typique. Une comédie superficielle qui se regarde un sourire en coin permanent plus pour son esprit général que pour les véritables gags hilarants qu’elle propose. Pas vraiment drôle, pas vraiment chiante non plus, une comédie mi-figue mi-raisin, ponctuée de quelques blagues amusantes (surtout quand elle joue la carte de la référence comme ce magnifique moment autour du personnage de Professeur Charles Xavier, de l’univers X-Men) manque de génie, d’originalité et d’un côté satirique et se repose trop sur ses deux protagonistes vedettes au lieu de développer un script allant plus loin que sa seule idée directrice soutenant un discours typique du rêve américain où la société a besoin des « anciens » car leur expérience vaudra toujours plus que la seule technique des requins diplômés des grandes universités. Reste le fait d’avoir saisi une tendance et un phénomène actuel à travers ce message d’espoir bien facile et caricatural en ces temps de crise prônant le feel good spirit, la diversité de l’Amérique qui a besoin de « tous » pour remonter la pente et le fait de croire en ces rêves jusqu’au bout. Mouais… Ah, petit détail pour les lecteurs masculins qui se poseront sûrement la question, la coach de dance/stripteaseuse, son nom est Jessica Szohr. De rien.

Bande-annonce :

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