LE SENS DE LA FÊTE d’Olivier Nakache et Eric Toledano : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Le sens de la fête
Père : O. Nakache & E. Toledano
Date de naissance : 2017
Majorité : 04 octobre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h57 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille : Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Eye Haidara, Vincent Macaigne, Suzanne Clément, Alban Ivanov, Hélène Vincent, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, William Lebghil, Kevin Azaïs…

Signes particuliers : Une délicieuse et drolissime plongée dans les coulisses d’un mariage.

UN SAVOUREUX BAL DES RATÉS

LA CRITIQUE DE LE SENS DE LA FÊTE

Résumé : Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête. 

Des films sur les mariages, le cinéma en a produit à la pelle, généralement des comédies délirantes, parfois teintées d’un soupçon de romance. Avec Le Sens de la Fête, le tandem Nakache & Toledano (Intouchables) part en terrain balisé mais en empruntant un autre chemin, celui menant vers l’envers du décor. Pour leur sixième long-métrage, le duo s’invite à une fête, mais en dirigeant l’objectif de leur caméra côté coulisses, suivant l’agitation d’une brigade spécialisée dans l’organisation de ce qui est censé être « le plus beau jour de votre vie ». Placé au cœur du dispositif et de l’effervescence ambiante via une mise en scène en constant mouvement, le spectateur va être témoin, l’espace d’une journée, du cauchemar qu’est l’organisation d’un mariage, à plus forte raison quand tout part en cacahuètes. Et à ce titre, comme disait Chirac, « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ».

Réunissant un casting pléthorique, les Rouve, Lellouche, Macaigne, Lebghil et autres Kevin Azaïs ou Suzanne Clément étant tous rangés derrière l’inénarrable Bacri en mode bougon qu’on adore, Le Sens de la Fête est une valse comique orchestrée comme un joyeux ballet inspiré de la méthode Birdman (caméra en constant mouvement qui se balade un peu partout, musique jazzy pour les raccords…). Si le film n’échappe pas à quelques longueurs ou ficelles un peu grossières, notamment dans ses sous-intrigues, reste que l’on savoure avec appétence cette drôlissime virée qui swingue avec énergie et panache, portée par une grande fluidité d’écriture et de mise en scène. À l’écran, gags et traits d’humour s’enchaînent sans temps morts, sous l’impulsion d’un Bacri qui fait du Bacri pour notre plus grand plaisir. Avec l’expression « il faut s’adapter » comme leitmotiv répondant à toute sorte d’urgences, le comédien incarne un petit chef d’entreprise parant à toutes les galères en essayant de diriger sa troupe hétéroclite et haute en couleur. Entre son adjointe qui s’énerve pour un rien (formidable Eye Haidara), son ami photographe désinvolte (Jean-Paul Rouve), son chanteur qui se prend pour une rock star (Gilles Lellouche), son beau-frère dépressif (Vincent Macaigne) ou son nouvel employé aussi débile que gaffeur (Alban Ivanov), Max doit gérer une belle équipe de bras cassés, tout en gardant le sourire pour contenter son client insupportable (Benjamin Lavernhe).

Sur le fond, Le Sens de la Fête n’a pas grand-chose à défendre autre que son aspect rieur, quoique de petites réflexions sur la vie viennent apporter une touche d’émotion appréciable. Une chose est sûre, la partition s’avère exquise, pas forcément mémorable mais très divertissante. Et le tandem Nakache & Toledano de nous offrir une belle aventure humaine qui s’amuse à créer le chaos en mettant en parallèle, le plus beau jour de la vie d’un couple et le plus grand cauchemar d’un entrepreneur dépassé par les catastrophes. Une mécanique bien huilée qui fait la force de cette farce souvent savoureuse et bien aiguisée.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

 

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