L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : The Year of Living Dangerously
Père : Peter Weir
Livret de famille : Mel Gibson (Guy Hamilton), Sigourney Weaver (Jill Bryant), Linda Hunt (Billy Kwan), Michael Murphy (Pete Curtis), Bill Kerr (Colonel Henderson)…
Date de naissance : 1982
Nationalité : Australie
Taille/Poids : 1h55 – 13 millions $

Signes particuliers (+) : Une interprétation de haut niveau et un film très intéressant. Superbe BO de Vangélis.

Signes particuliers (-) : Intéressant à défaut d’être captivant par manque de rythme. Des longueurs dans un film très bavard et parfois assommant, peinant à communiquer les émotions qu’il cherche à retranscrire.

 

DANGER, CA PUTSCH AU PORTILLON

Résumé : Un jeune grand reporter débutant dans le métier, effectue son premier boulot de correspondant en Indonésie en 1965 alors que la situation est tendue et qu’un putsch militaire se profile à l’horizon…

Avant son envolée américaine avec Witness, Peter Weir termine sa période australienne par ce drame politico-historique où le cinéaste s’attache à retracer une page trouble de l’histoire indonésienne, pays dans lequel le film sera interdit jusqu’en 2000. A travers le regard d’un jeune journaliste naïf et quelque peu arriviste sur les bords et cherchant à impressionner pour ses débuts de correspondant à l’étranger, Weir tente de dépeindre un pays en ébullition politique à la veille d’une tentative de coup d’Etat communiste et s’attache à retranscrire au mieux ce climat bouillonnant, angoissant où les choses se préparent, se profilent, se sentent. Et il y réussit à merveille rendant la moiteur d’une situation tendue, étouffante où la tension est palpable.


Multi-récompensé, notamment pour l’impressionnante interprétation de Linda Hunt, L’année de tous les Dangers ne restera pas néanmoins comme le meilleur film de son auteur, la faute à un cruel manque d’enjeux et surtout de caractère rendant le film plus long et bavard que diablement captivant. Reste de bonnes choses dont le traitement justement du personnage de Linda Hunt, nain photographe jamais posé en victime de sa condition mais traité sur un pied d’égalité, chose rare au cinéma. Reste aussi un Mel Gibson au jeu troublant mais dont le personnage manque finalement d’intérêt à l’image de sa « relation » avec Jill Bryant campée par Sigourney Weaver. Reste le beau score de Vangelis, une belle description des rouages d’un pays politiquement instable. Mais l’affaire reste trop convenue, trop assommante pour vraiment captiver et emporter l’adhésion, échouant à faire partager les émotions qu’il propose.

Bande-annonce :

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