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RETOUR À SILENT HILL de Christophe Gans : la critique du film

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Nom : Return To Silent Hill
Père : Christophe Gans
Date de naissance : 04 février 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA, France
Taille : 1h46 / Poids : NC
Genre : Epouvante, Horreur

Livret de Famille : Jeremy IrvineHannah Emily AndersonRobert Strange

Signes particuliers : Aussi mauvais que le premier était bon.

Synopsis : Lorsqu’il reçoit une mystérieuse lettre de Mary, son amour perdu, James est attiré vers Silent Hill, une ville autrefois familière, aujourd’hui engloutie par les ténèbres. En partant à sa recherche, James affronte des créatures monstrueuses et découvre une vérité terrifiante qui le poussera aux limites de la folie.

Nous pendant la séance…

CETTE FOIS C’EST SÛR, ON NE REVIENDRA PAS

NOTRE AVIS SUR RETOUR À SILENT HILL

Il y a 20 ans, Christophe Gans mettait tout son sens du formalisme esthétique au service de l’une des meilleures adaptations d’un jeu vidéo, critiquée par les puristes sur l’instant mais devenue culte avec le temps. Silent Hill était un mariage fécond entre le jeu vidéo et le cinéma par un cinéaste qui semblait avoir compris comment s’y prendre pour concilier ce qui ne fonctionne quasiment jamais. Deux décennies plus tard, Gans revient à Silent Hill et la donne a changé. Retour à Silent Hill est le troisième long-métrage basé sur le célèbre jeu vidéo d’horreur de Konami. Entretemps, M.J. Bassett est passé par là avec son piteux Silent Hill : Révélation 3D. Voir le virtuose paternel de Crying Freeman ou du Pacte des Loups (qui au passage n’a plus réalisé de long-métrage depuis douze ans et son adaptation de La Belle et la Bête) reprendre le chemin de la sinistre ville fantôme nourrissait de solides espoirs de revivre un intense cauchemar horrifique. Comme bien précisé par son auteur, Retour à Silent Hill n’est pas une suite mais une nouvelle histoire extirpée du riche imaginaire de Silent Hill. Et pour être précis, le film se base sur le second jeu (Silent Hill 2).

Artiste-peintre en dépression, James Sunderland reçoit une mystérieuse lettre de son ancien grand amour, Mary, qui le supplie de la rejoindre à Silent Hill, non loin de là où leur histoire avait commencé. Mais désormais la ville a été engloutie par les ténèbres et la quête de James va l’amener à affronter des créatures terrifiantes et le précipiter sur une voie proche de la folie.
Autant on a pu saluer (et on salue toujours) la qualité de Silent Hill premier du nom, autant il est bien plus difficile de trouver le moindre bon point à mettre à l’actif de cette nouvelle vision qui a tout du cauchemar de spectateur plus que du cauchemar à l’écran. Christophe Gans rate à peu près tout dans ce second long-métrage dont le potentiel était élevé mais l’intérêt demeurre proche du zéro. Incarné par des comédiens catastrophiques (notamment le fadasse Jeremy Irvine, la déjà désastreuse tête d’affiche du Stonewall de Roland Emmerich), Retour à Silent Hill souffre d’une vision qui a voulu maximiser les intentions de son aîné en oubliant d’en reprendre les bonnes bases qui l’avait servi. En l’occurrence, Silent Hill pouvait s’enorgueillir d’avoir une histoire solide sur laquelle asseoir l’esprit et l’imagerie du jeu. Retour à Silent Hill, lui, erre comme son personnage dans une narration tantôt confuse tantôt lapidaire, mais dans tous les cas uniquement prétexte à une succession d’images cauchemardesques qui ne font aucun effet étant donné que l’on n’a jamais été impliqué émotionnellement dans quoique ce soit. Ce nouveau long-métrage devient vite un catalogue visuel d’images horrifiques sans socle, sans liant, sans réelle cohérence narrative. Gloubiboulga duquel émergent quelques bonnes séquences graphiques côtoyant des scènes grotesques et kitsch parfois illustrées par les pires fonds verts ou SFX possibles, Retour à Silent Hill sombre très vite et ne se relève jamais. Pseudo parabole d’un deuil insurmontable, le film n’a aucune direction autre que générer des images d’épouvante les unes à la suite des autres, et l’ennui recouvre vite le voyage comme les ténèbres ont recouvert la ville de Silent Hill.

 

Par Nicolas Rieux

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