Nom : Marsupilami Père : Philippe Lacheau Date de naissance : 04 février 2026 Type : sortie en salles Nationalité : France Taille : 1h39 / Poids : 29 M€ Genre : Comédie, Aventure
Livret de Famille :Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Corentin Guillot, Reem Kherici, Alban Ivanov, Jean Reno, Gérard Jugnot, Didier Bourdon…
Signes particuliers : On l’avoue, on s’est marré.
Synopsis : Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !
HIP HIP HIP… HOUBA !
NOTRE AVIS SUR MARSUPILAMI
14 ans après le (médiocre) Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat, Philippe Lacheau donne une suite aux aventures de la créature jaune mouchetée à la queue plus longue que *on vous laisse finir cette phrase vous-même*. Avec Jamel Debbouze pour faire le lien narratif entre les deux films. Lacheau convoque toute sa bande à Fifi, plus les copains qui en ont grossi les rangs ces dernières années (Didier Bourdon, Gérard Jugnot), et part vaillament fourrer son humour gagesque au fin fond de la jungle palombienne pour une comédie d’aventures globe-trotteuse qui va voyager d’une banlieue française à l’Amérique du Sud en passant par une traversée de l’océan Atlantique en paquebot de luxe.
A deux doigts d’être viré après une grosse bourde au boulot, David est contraint d’accepter une mission foireuse imposée par son patron, directeur pas très catholique d’un zoo lui-même pas très catholique. Il doit se rendre en Palombie pour ramener un mystérieux colis. Pour passer inaperçu à la douane, David embarque son fils, son ex et un collègue de boulot sympathiquement débile. Sans savoir qu’il n’est pas le seul à vouloir mettre la main sur le fameux paquet…
Et c’est parti, Philippe Lacheau ressort tout son attirail humoristique et le plaque sur cette nouvelle aventure marsupilamiesque. Quiproquos, blagues en tout genre, vannes fusantes, gags potaches, nombreux clins d’œil à la pop culture, jeux de mots cachés (dont un que l’on a percuté après 1h30 de film !), l’éventail de l’humour made in Lacheau carbure à fond les ballons dans un film enlevé qui fait son maximum pour divertir sans ennuyer une seule seconde, quitte à être parfois un brin épuisant. Mais comme toujours, c’est la générosité de la bande qui parle. Dans la droite lignée de Nicky Larson ou Super-héros malgré lui, ce Marsupilami 2026 ravira les fans de la Bande à Fifi autant qu’il n’exaspèrera les réfractaires fermés à son humour couillon qui se fait une nouvelle fois un point d’honneur à ne pas se prendre au sérieux. C’est ce qu’on aime avec eux, ils ne trichent pas et sont infiniment francs du collier dans ce qu’ils proposent, qu’on adhère ou non on ne leur enlèvera jamais ça.
Sur la forme, Philippe Lacheau reprend une idée chère à la maison Pixar : s’efforcer d’en mettre pour tous les âges et tous les publics. Ainsi, le film qui se veut un divertissement familial, s’applique à faire marrer petits et grands… juste pas forcément en même temps et sur les mêmes blagues. Le point de convergence qui en revanche mettra tout le monde d’accord, c’est la choupitude absolue de ce craquant bébé Marsupilami, sorte de peluche mignonne au possible (encore plus quand Lacheau joue la carte de l’animatronique à l’ancienne). Tandis que les plus petits riront aux éclats devant la demi-tonne de gags burlesques, les plus grands se régaleront des nombreuses références générationnelles disséminées par Lacheau tout au long de son jeu de piste. Un clin d’œil à Titanic ici, un autre à Jurassic Park là, une référence parodique à Top Gun au fond, un gros hommage énamouré à DragonBall à gauche, un autre encore plus gros à E.T. à droite. Au point de se demander parfois où s’arrête l’hommage et où commence le pompage copiesque ? Car concernant le E.T. de Spielberg, outre un hommage évident, Marsupilami en reprend grosso modo l’intrigue, ses contours et ses scènes marquantes (la course-poursuite à vélo et l’envol dans le ciel). Pareil quand il reprend tout un segment emblématique de Zootopie (avec Flash le paresseux), Marsupilami pioche un peu partout pour remplir son réservoir archi-plein de rires. Mais le possible pseudo-débat s’arrête finalement devant la sincérité de l’hilarante blague qu’est le film. A l’image de tous leurs précédents au fond. La bande à Fifi, c’est une bande de copains qui se marrent en faisant des conneries et qui ont envie de les partager avec qui le veut sans se considérer comme plus qu’ils ne sont. Imparable. La limite de l’idée pourrait vite s’arrêter si c’était fait avec les pieds mais même pas. Une nouvelle fois, Philippe Lacheau prouve qu’il n’est pas que drôle, il sait filmer aussi (chose qu’il avait déjà bien démontré sur Nicky Larson). Marsupilami est très bien emballé, avec de vraies idées de mise en scène des gags.
On craignait qu’en faisant un film plus familial, la bande lisse son humour irrévérencieux pour ne pas trop heurter les spectateur les plus enfantins. Et qu’au final, ce Marsupilami peine à séduire un public clair. Il n’en est rien. Efficace pour tous les âges, cette suite (qui enterre aisément son prédécesseur) tape juste pour tout le monde et s’avère très plaisante… passé son tour de chauffe. Car si l’on devait pointer son seul vrai défaut, ce serait d’être affublé d’un moteur diesel. Si quelques petits gags épisodiques et courtes vannes échangées entre le couple Lacheau-Fontan permettent de patienter, la première demi-heure peine à un peu. Il faudra attendre l’arrivée du tant attendu Marsupilami du titre pour que le film décolle vraiment… et devienne franchement tordant.