Nom : Les enfants de la résistance
Père : Christophe Barratier
Date de naissance : 11 février 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : France
Taille : 1h41 / Poids : NC
Genre : Aventure, Guerre, Familial
Livret de Famille : Lucas Hector, Nina Filbrandt, Octave Gerbi, Artus, Pierre Deladonchamps, Gérard Jugnot, Julien Pestel, Julien Arruti, Vanessa Guide, Leslie Medina..
Signes particuliers : Le phénomène BD au cinéma.
Synopsis : Pendant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, François, Eusèbe et Lisa, trois enfants courageux, se lancent dans une aventure secrète : résister aux nazis en plein cœur de la France. Sabotages, messages cachés et évasions périlleuses, ils mènent des actions clandestines sous le nez de l’ennemi. L’audace et l’amitié sont leurs seules armes pour lutter contre l’injustice.
UNE ADAPTATION LUDIQUE ET PÉDAGOGUE
NOTRE AVIS SUR LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE
Les succès de librairie attirent toujours l’attention du cinéma, prompt à imaginer qu’une fanbase se déplacera dans les salles obscures pour voir le résultat de leur imaginaire en images. Rien de nouveau là-dedans, il suffit de voir en ce moment l’invraissemblable carton du thriller La Femme de Ménage (plus de 4 millions d’entrées). Au rayon bandes dessinées, la série belge des Enfants de la Résistance fait partie des jolis succès populaires. Depuis 2015, neuf tomes sont sortis et la saga est devenu un phénomène auprès d’un jeune public. Film historique, familial, avec des enfants, qui doit être malléable et savoir s’adresser aux plus jeunes, et qui doit raconter une histoire de la France d’avant… Mmmmh… Mais c’est bien sûr, appelons Christophe Barratier ! Et voilà que le père des Choristes, de La Nouvelle Guerre des Boutons ou du pagnolesque Temps des Secrets, se retrouve aux commandes de l’adaptation cinématographique des Enfants de la Résistance. Enfin, de la première adaptation car bien entendu, en fonction du succès ou non du film, la suite verra le jour. Pour l’heure, cette introduction se base sur les deux premiers tomes de la saga.
L’histoire, pour celles et ceux qui seraient passés à côté, est celle de trois enfants d’un petit village français situé près de la ligne de démarcation séparant la France occupée de la France libre. En 1940, François, Eusèbe et Lisa décident, à leur petit niveau de culottes courtes, de résister contre les allemands qui ont débarqué dans le village. Le trio va créer le réseau Lynx, sans imaginer l’ampleur que va prendre leur action.

Fidèle à son style de toujours tout en désuétude rétro-passéiste, Christophe Barratier fait du Christophe Barratier et signe l’adaptation que l’on était en droit d’imaginer de sa part. Une adaptation pensée pour être plaisante, familiale, pédagogue, sorte de Guerre des Boutons version Seconde Guerre Mondiale. Trempée dans cette naphtaline qui embaume un certain cinéma de papa ampoulé faisant fi de toute originalité artistique au profit d’un ultra-classicisme plus fonctionnel (comme chez Nicolas Vanier ou Eric Besnard), cette adaptation des Enfants de la Résistance surligne tout, se construit dans les clichés, exulte les bons sentiments, joue du violon à gogo, emploie une méthodologie très simple et simpliste. Mais en même temps, il serait injuste de décorreler cette méthodologie très illustrative du public cible et des BD originelles. Fidèle à l’esprit des ouvrages, Les Enfants de la Résistance est narré à hauteur d’enfants. Visant un jeune public (mais pas trop non plus quand même), tout est réalisé avec un didactisme très prononcé pour qu’il leur soit intelligible (à l’image de personnages fonctionnels tous très représentatifs, le collabo, le héros, l’empathique, le méfiant, le rassurant, l’observateur, les bons gentils, les gros méchants). Vu comme ça, le film de Christophe Barratier accomplit le travail pour lequel il a été fait. On n’est pas dans un grand cinéma, juste dans une épopée à cheval entre sérieux et légèreté qui coche les cases prédésignées : aventure, humour, émotion. Un mot enfin de la distribution pour noter que si le casting « enfants » peine à convaincre dans le jeu, Artus livre en revanche une prestation dramatique remarquée.
Par Nicolas Rieux
