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LE SIFFLET de Corin Hardy : la critique du film

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Nom : Whistle
Père : Corin Hardy
Date de naissance : 18 mars 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Epouvante, Horreur

Livret de Famille : Dafne KeenPercy Hynes WhiteSophie Nélisse

Signes particuliers : Banal.

Synopsis : Un groupe de lycéens tombe sur un artefact oublié : un Sifflet de Mort Aztèque. Ils découvrent que souffler dedans libère un son terrifiant, capable d’invoquer leurs morts futures pour les traquer. Alors que le nombre de victimes augmente, les adolescents doivent briser la chaîne de la Mort avant que le dernier écho du sifflet ne scelle leur destin.

CA RETOMBE COMME UN SIFFLET

NOTRE AVIS SUR LE SIFFLET

Et un de plus. On a parfois l’impression que les films d’horreur modernes se suivent et se ressemblent, comme s’il existait une petite poignée de formules types qui servaient de balises de production. Dernier en date, Le Sifflet ne brille pas par son originalité puisqu’il s’agit d’un énième film sur un artefact maudit qui va traquer ses détenteurs. Plus précisément, un groupe de jeunes lycéens qui a eu le malheur de souffler dans ce sifflet maléfique appelant ta propre mort en avance. À eux désormais de trouver un moyen de conjurer le sort et de contrer la Mort. Notamment la jeune Chrys (Dafnee Keen – la gamine de Logan– qui a bien grandi depuis) qui vient de débouler dans ce nouveau bahut pour fuir un lourd passé et qui va se cogner un funeste avenir maintenant. Sorte de croisement entre Destination Finale et La Main, Le Sifflet est signé Corin Hardy, cinéaste britannique dont on avait salué le premier film (Le Sanctuaire) autant que l’on avait pu pleurer des larmes de sang devant son second, La Nonne, le spin off foireux de l’univers Conjuring.

Bon… On l’a vu. C’est un peu l’effet que produit Le Sifflet, long-métrage horrifique à ranger dans cette catégorie de films qui ne font ni chaud ni froid. On ne peut pas dire que l’on déteste copieusement, ni que c’est honnêtement très bon. Ou même bon tout court. Amateurs d’abréviations qui résument une pensée en quelques lettres, les jeunes d’aujourd’hui diraient que c’est « osef ». Traduction, on s’en fout.

Si le talent de Corin Hardy s’était complètement dissous dans la fadeur du cahier des charges de La Nonne, il réapparaît par petites réminiscences dans ce Sifflet, au détour de quelques scènes slasheresques efficaces produisant quelques trouvailles visuelles inspirées. Mais ces séquences intermittentes ne pèsent malheureusement pas assez lourd devant la paresse scénaristique de l’ensemble. Entre une évolution narrative très convenue et sans surprise et des personnages profondément inconsistants (sur lesquels on plaque des traumas factices histoire d’épaissir la crème), Le Sifflet peine à se doter d’une identité. Fade, le film de Corin Hardy donne inlassablement dans le déjà-vu ailleurs et en mieux, et son souffle est trop court pour que le bruit de son sifflet fonctionne à pleins poumons.

 

 

Par Nicolas Rieux

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