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LE PRINCE OUBLIÉ de Michel Hazanavicius : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Le Prince Oublié
Père : Michel Hazanavicius
Date de naissance : 2019
Majorité : 12 février 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h41 / Poids : NC
Genre : Aventure, Comédie

Livret de famille : Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens…

Signes particuliers : Ambitieux mais raté.

UN PRINCE OUBLIABLE

NOTRE AVIS SUR LE PRINCE OUBLIÉ

Synopsis : Sofia, 8 ans, vit seule avec son père. Tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Ses récits extraordinaires prennent vie dans un monde imaginaire où l’héroïne est toujours la princesse Sofia, et son père, le Prince courageux. Mais trois ans plus tard, quand Sofia rentre au collège, elle n’a plus besoin de ces histoires. 

Après des années d’atermoiements, Michel Hazanavicius n’a pas souhaité prendre part au troisième OSS 117 qui, finalement, se fera sous la direction de Nicolas Bedos. Même s’il n’en pense pas moins sur le film qui se fait sans lui, le cinéaste a tourné la page et a préféré concentrer son énergie sur Le Prince Oublié, un 8ème long-métrage dans lequel il dirige le populaire Omar Sy. Conte initiatique qui espère marcher sur le filin du « deux publics », visant autant les enfants que les plus adultes, Le Prince Oublié évoque la fin de l’enfance et la difficulté pour les parents à l’accepter, à travers l’histoire de Sofia et son père. La première a 11 ans et entre au collège. Le second l’élève seul. Tous les soirs, il lui raconte des histoires avec comme fil rouge, un prince courageux qui sauve une jeune princesse menacée par le méchant Pritprout (François Damiens). Mais en grandissant, la petite Sofia n’a plus besoin de ces histoires pour s’endormir. Et l’univers imaginaire que son paternel a créé sombre, les personnages de ses histoires se retrouvent orphelins d’aventures, sans emploi, oubliés.

L’univers de l’enfance qui s’apprête à glisser dans le précipice de l’oubli, le sujet du Prince Oublié n’est pas sans rappeler pas mal de choses, de Toy Story à L’Histoire sans Fin en passant par les plus récents Vice Versa ou Jean-Christophe et Winnie. Autant de références qui font mal au film de Michel Hazanavicius, lequel tente d’apporter sa pierre à l’édifice de ces œuvres évoquant avec tendresse et poésie, le fait de grandir et de ranger au placard l’innocence, les mythes et l’imaginaire naïf des jeunes années. Malheureusement, il est bien difficile de prendre part au conte tricoté (lourdement) par Hazanavicius. Parce que Le Prince Oublié manque d’à peu près tous les ingrédients que l’on espérait retrouver dans pareille entreprise. A commencer par un cruel déficit de poésie visuelle pour épouser et supporter la poésie narrative affichée par le scénario. Le film manque d’idées, de folie un peu et de magie surtout, pour qu’une ambiance féérique vienne soulever un long-métrage très plan-plan et cousu poussivement autour de sa métaphore éculée. Ajoutez à cela un récit peu passionnant (pour ne pas dire soporifique) et un imaginaire visuel au cheap assumé mais terriblement bancal et l’on obtient un gros coup d’épée dans l’eau.

BANDE-ANNONCE :

Par Wilfried Rennahan

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