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COLD STORAGE de Jonny Campbell : la critique du film

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Nom : Cold Storage
Père : Jonny Campbell
Date de naissance : 18 février 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h39 / Poids : NC
Genre : SF, Comédie, Epouvante

Livret de Famille : Joe KeeryGeorgina CampbellLiam Neeson

Signes particuliers : Tellement fun !

Synopsis : Lorsqu’un microorganisme mutant et hautement contagieux s’échappe d’un confinement en chambre froide en ravageant tout sur son passage, deux jeunes employés – épaulés par un ex-agent de l’anti-bioterrorisme – se retrouvent à lutter pour leur propre survie (et accessoirement celle de l’humanité) au cours d’un service de nuit aussi délirant qu’explosif…

HOMMAGE AUX SÉRIES B GRINDHOUSE

NOTRE AVIS SUR COLD STORAGE

Avis aux amateurs de cinoche de genre, on tient le kiff du mois de février ! Après le jouissif Primate et son singe vénère en janvier, place à Cold Storage et son micro-organisme extraterrestre qui fait exploser les corps des contaminés ! Scénarisé par l’illustre David Koepp sur la base d’un de ses romans, Cold Storage est une pure série B grindhouse dans l’âme, du genre qui aurait eu sa place dans une soirée bis des années 80 ou au festival de Gerardmer. Ah tiens, ça tombe bien, les festivaliers savoyards viennent justement de croiser sa route entre deux raclettes puisqu’il était au programme de l’édition 2026.

Emmené par un jeune duo de feu composé de la ravissante Giorgina Campbell et de Joe Keery (dont c’est le premier grand rôle après le succès de Stranger Things), le tout sous la protection paternaliste de vétéran Liam Neeson, Cold Storage c’est comme un menu Burger King doublé par une offre promo : du fun XXL avec trois tonnes de suppléments rendant le truc encore plus XXL qu’il ne l’était déjà !

L’histoire ? Un micro-organisme mutant confiné dans la chambre froide sécurisée d’une ancienne base militaire enfouie au fin fond d’une montagne s’échappe et vient casser les pieds de deux jeunes employés d’un centre de stockage. Épaulé par un ancien agent du bioterrorisme, ils vont vivre une nuit… de merde.

Avec Cold Storage, Jonny Campbell (Alien Autopsy en 2006 et plein de séries télé) nous pond un super kiff régressif Maxi Best Of et nous régale d’une bisserie jubilatoire à cheval entre l’aventure SF, la comédie horrifique et l’épouvante cartoonesque ponctuée de touches gore à souhait. Dans l’esprit d’un Terror Planet (il aurait aisément pu être un segment du délire Tarantino/Rodriguez), Cold Storage est typiquement le genre de film qui ne se prend pas la tête et qui entend juste divertir les amateurs de séries B à l’ancienne. À l’heure de l’Elevated Horror où le cinéma de genre semble devoir constamment dire où exprimer quelque chose « sur le fond », Cold Storage fait dans l’extrême contrepied. Pas de message, pas de parabole, aucune tentative de pseudo discours intelligent, Jonny Campbell signe un film simple, efficace, qui ne cherche jamais à être plus qu’il n’est, à savoir un gros bon plaisir coupable qui ne se prend pas la tête et qui veut juste divertir en jouant avec sa terreur extraterrestre galopante.

Non dénué d’une bonne dose de folie désopilante et boosté par son second degré revendiqué (notamment incarné par un Liam Neeson qui n’a clairement plus l’âge de sauver l’humanité), Cold Storage est sans complexe et ça fait du bien ! Comme d’autres avant lui, Jonny Campbell rend hommage à tout un pan du cinéma d’exploitation avec une histoire certes vue mille fois, mais que le cinéaste rend quand même très plaisante parce que l’on savoure la sincérité du geste, que les personnages sont attachants, que c’est bien emballé et follement amusant. En un mot : tellement cool !

 

Par Nicolas Rieux

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