Mondociné

ELLA McCAY de James L. Brooks : la critique du film

Partagez cet article

Nom : Ella McCay
Père : James L. Brooks
Date de naissance : 26 janvier 2026
Type : Disponible en VOD
Nationalité : USA
Taille : 1h55 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de Famille : Emma MackeyJamie Lee CurtisWoody Harrelson, Ayo Edebiri, Rebecca Hall, Spike Fearn, Kumail Nanjiani…

Signes particuliers : Sympathique, anecdotique.

Synopsis : Une jeune femme idéaliste tente de jongler entre sa vie personnelle et professionnelle dans une comédie sur les gens qu’on aime et sur la façon dont on doit composer avec les épreuves qu’ils peuvent placer sur notre chemin…

UNE COMÉDIE ANTI-TRUMP

NOTRE AVIS SUR ELLA McCAY

Drôle de trajectoire que celle de Ella McCay, comédie américaine signé James L. Brooks (cocréateur des Simpsons, réalisateur de l’oscarisé Tendres Passions ou de Pour le pire et pour le meilleur). Porté par l’étoile montante Emma Mackey (Mort sur le Nil, Barbie), bien entourée de Jamie Lee Curtis, Woody Harrelson ou encore Rebecca Hall, le film devait initialement sortir en salle en janvier dernier avant de voir son distributeur (Disney) tout annuler à la dernière minute pour finalement le reléguer au marché de la VOD. Son bide au box office américain serait l’explication à ce brusque revirement.

Ella McCay suit une jeune idéaliste qui tente de conjuguer sa vie personnelle un peu bordélique et sa carrière en politique tracée vers le succès. Avec en ligne de mire, l’envie d’être la première jeune femme Gouverneur de son État et de porter de grands idéaux.

Pourquoi Disney a t-il fait le choix de sacrifier ainsi la sortie ciné d’Ella McCay ? Sans doute parce que le studio a très vite compris que le film passerait quasi inaperçu en salle et que la néo-popularité frémissante d’Emma Mackey ne suffirait pas à le lancer sous les feux de la rampe chez nous. Mais dans le même temps, pourquoi lui et pas un autre ? Car au fond, combien de films encore moins dignes des salles obscures que lui sortent chaque année ? Comédie gentillette, inoffensive et joliment enrubannée dans sa touchante naïveté surannée, Ella McCay est typiquement ce genre de films ni bon ni mauvais, que l’on regarde sans réel déplaisir mais que l’on oublie aussi sec une fois passé le générique de fin.

À travers le portrait de sa jeune idéaliste que tout le monde adore car elle est aussi chou qu’adorable et dévouée aux autres, James L. Brooks signe un film pourtant plus intéressant qu’il en a l’air compte tenu du contexte entourant sa sortie. Ou plutôt sa non-sortie dans notre cas. On sent derrière le côté comédie endiablée et feel good, un profond discours démocrato-progressiste se positionnant en contraire de la dominante trumpiste. Dans Ella McCay, la politique est perçue comme un engagement total pour le bien des autres, comme une vocation passionnée que l’on embrasse avec le sourire et l’envie de rendre demain meilleur qu’aujourd’hui. Et la jeune politicienne incarnée par Emma Mackey est une antithèse absolue de Trump, douce, gentille, sociale, pleine d’idéaux pour transformer le monde.

Parfois amusant avec sa bonne humeur communicative, parfois un brin agaçant avec sa narration un peu bordélique, et dans tous les cas toujours un poil trop old schol, policé et pas bien finaud, Ella McCay est une fable pas déplaisante en soi, mais sa mignonnerie touchante lui impose vite des limites évidentes.

 

 

Par Nicolas Rieux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Close
Première visite ?
Retrouvez Mondocine sur les réseaux sociaux