True Detective saison 2 : retour sur le 1er épisode et verdict

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Hier soir, la chaîne OCS a diffusé en H+24 le premier épisode de la nouvelle saison de la série déjà culte TRUE DETECTIVE. Petit retour sur ce lancement, garanti 100% sans spoiler. True Detective saison 2, c’est une nouvelle histoire, de nouveaux personnages, un nouvel univers. Si vous n’avez pas eu le temps de refaire votre retard sur la première saison, sachez déjà qu’il n’est pas indispensable de l’avoir vu pour attaquer ce nouveau chapitre.

UN NOUVEAU GÉNÉRIQUE

On ne s’attardera pas trop dessus mais comme l’épisode s’ouvre sur celui-ci, difficile de ne pas le mentionner. Et surtout de mentionner sa splendeur formelle qui nous entraîne par les pieds dans un univers que l’on pressent hypnotique. Notons que les couleurs fanées et les teints sépia de la saison 1 semblent laisser place à un univers plus chaud cette fois-ci, plus brûlant. Il faut préciser que la série quitte les décors de la Louisiane pour une Californie cramée. Notons que le générique est signé Leonard Cohen (la chanson Nevermind), rien que ça.

UN NOUVEAU CASTING :

Exit donc Woody Harrelson et Matthew McConaughey. Cette saison 2 démarre avec de nouvelles têtes et quel casting 5 étoiles ! Colin Farrell, Vince Vaughn, Taylor Kitsch, Rachel McAdams, Kelly Reilly, David Morse, James Frain… Il y a du sacré beau monde au rendez-vous. Et si certains pouvaient s’inquiéter de l’affaiblissement général après deux super-stars auréolées pour leur prestation dans la première saison, rassurez-vous, c’est pas mal non plus cette fois-ci. En premier lieu, grâce à Colin Farrell. L’acteur souvent décrié par son jeu un peu cabotin, en viendrait presque à éclipser tous ses confrères. Littéralement saisissant en flic alcoolique et paumé, Farrell livre dans ce premier épisode une interprétation de haut vol qui laisse augurer une prestation générale à venir, remarquée (et remarquable). Et il n’est pas en reste. Vince Vaughn délaisse un peu les comédies qui ont été son quotidien ces dernières années, pour un rôle de truand classieux tout en intensité et en mystère. Taylor Kitsch surprend également dans la peau d’un jeune flic rageur, insensible, totalement impliqué dans son métier pour lequel il semble vivre et respirer. Le comédien brille notamment dans dix minutes finales qui entérine le bon choix de sa participation. Reste Rachel McAdams. Moins mise en avant dans ce premier épisode, on aura au moins l’occasion de la voir plus belle et sexy que jamais. On attend cela dit de voir son personnage davantage se développer.true-detectrive-rachel-mcadams

UNE NOUVELLE HISTOIRE

La première saison s’était ouverte sur un meurtre sordide, point de départ d’une enquête haletante. Cette nouvelle saison semble être partie pour afficher un scénario plus complexe (et compliqué) avec plus de personnages, plus de sous-intrigues aussi. Le coeur de l’histoire ? L’intrigue se concentre autour d’un trio de policiers qui va faire face à un criminel aux allures de parrain de la mafia de la ville fictive de Vinci. Ray Velcoro (Farrell) est un ripou alcoolique et brutal. Ani Bezzerides (Rachel MacAdams) est une inspectrice consciencieuse qui a fort à faire entre son métier et sa famille, un père gourou de secte (David Morse) et une soeur qui s’adonne au porno. Enfin, Paul Woodrugh (Taylor Kitsch) est un jeune flic irréprochable et incorruptible, mais tourmenté par ses angoisses et ses démons. Ce trio va devoir collaborer pour enquêter sur l’assassinat d’un notable alors que l’on devine vite l’implication du criminel Frank Semyon, incarné par Vince Vaughn, dans cette sombre affaire sur fond de corruption et de grand projet immobilier. On ne se dirige donc pas vers une nouvelle enquête sur un tueur glauque mais plutôt vers une investigation « politique », mettant les pieds dans les méandres du gratin de la ville avec complots, magouilles et trahisons au menu. Reste néanmoins un meurtre étrange comme récurrence de la première saison.true-detective-collin-farrell

VERDICT DU NOUVEL ÉPISODE

On aimerait dire que l’on repart avec ce lancement tant attendu sur des bases équivalentes à la claque de l’an passé, mais ce serait mentir. Ce premier épisode, bien que d’une qualité esthétique remarquable, déçoit tout de même un peu. D’abord parce que le choix du showrunner Nic Pizzolatto, de procéder à un virage à 90° surprend un peu trop. Clairement, cette saison 2 est parie pour être très différente de la première. Une démarche noble mais qui se retourne contre lui car l’on perd en pouvoir de fascination. Au rayon des différences, plus autant de flashbacks, plus d’envolées philosophiques et surtout une atmosphère loin d’être aussi obsédante et envoûtante. Davantage linéaire et classique (mais toujours sombre), le premier épisode de True Detective saison 2 est porteur d’espoirs, ceux de voir une nouvelle saison de qualité mais qui a de grande chance de se classer plusieurs crans en-dessous de la première. En même temps, était-il possible de faire aussi bien ? Une chose est sûre, on pourra affirmer que l’on n’est pas aussi happé par cette nouvelle intrigue. Un brin ennuyeux, l’épisode baptisé The Western Book of the Dead nous a paru plus confus dans sa mise en place, plus poussif aussi, plus distant dans son ambiance de polar noir. Heureusement, il se réveille tout de même sur la fin, proposant 10 dernières minutes qui remontent le niveau et donne envie de voir la suite._1428607059

2 commentaires à propos de “True Detective saison 2 : retour sur le 1er épisode et verdict

  1. J’ai beaucoup aimé cet épisode. Le changement radical avec la première saison, c’est justement ce que j’apprécie.

    Les envolées philosophiques et lyriques correspondaient au personnage de Rust dans la saison 1. La saison 2 n’ayant pas du tout les mêmes caractérisations de personnages, je trouve absolument normal de voir cette philosophie disparaître pour laisser place à des dialogues plus durs et plus sombres.

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