THE VIOLENT KIND (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : The Violent Kind
Parents : The Butcher Brothers
Livret de famille : Cory Knauf, Taylor Cole, Bret Roberts, Christina McDowell, Tiffany Shepis, Nick Tagas, Joe Egender, Joseph McKelheer, Samuel Child, McKenzie Firgens…
Date de naissance : 2011
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h25 – Petit Budget – N.C.

Signes particuliers (+) : Fou, déviant, varié. Une petite série B délirante et fun sautant de genre en genre. Original. Des comédiennes sexy, du gore… What else ?

Signes particuliers (-) : Un peu brouillon en général, ne canalisant pas toujours très bien sa folie.

 

THE VIOLENT OVNI

Résumé : Une soirée organisée par une vieille fratrie de bikers attire des invités surprises rôdant autour de la bicoque…

Des bikers violents, des bombasses sexy, du sexe destroy, de la violence hardcore, de l’horreur, du fantastique à tendance sataniste, des espèces de zombies bizarres, des tarés tout droit sortis de l’univers musical des années 60, du gore dégueulasse, une ambiance craspec très seventies… Tout ça mélangé dans un même film, ça donnerait quoi exactement ? Eh bien The Violent Kind tout simplement, sorte de trip barré signé du tandem Mitchell Altieri et Phil Flores qui œuvrent ici sous le pseudonyme commun des Butchers Brothers, sympathique dénomination annonçant d’emblée la couleur !

Œuvre quadripode avec un pied ancré dans l’horreur, un autre dans le fantastique, un dans la SF étrange et un quatrième articulé au registre du film décalé façon bobine Grindhouse, The Violent Kind a de quoi émoustiller sévère et s’avère un trip déjanté tout en restant en équilibre au départ sur une trame assez simple et commune mais qui ne va pas le rester bien longtemps. Car tout va vriller et partir dans tous les sens, non sans faire preuve toutefois d’une grande maîtrise malgré quelques passages un brin brouillons.

Difficile de s’attarder sur le contenu d’un film qui s’amuse à multiplier sans cesse les ruptures de ton, de style et surtout de genre. Allant de surprise en surprise sans que l’on sache vraiment ce que le quart d’heure à venir nous réserve, The Violent Kind est comme une sorte de film à têtes multiples, à segments presque, sauf que le tout fait un ensemble unitaire. Mais ce qui est sûr, c’est que malgré un certain sérieux et une grande rigueur (bien que masquée par la folie ambiante et rafraîchissante de l’affaire) le film des Butcher Brothers est avant tout une petite merveille hallucinatoire, décalée et jouissivement fun, ne serait-ce que pour ses effets horrifiques gores lorgnant sur un style graphique très BD, ne serait-ce aussi que pour le plaisir des yeux masculins devant les plastiques de rêves qui s’exhibent à commencer par les magnifiques Taylor Cole (The Event) et Christina McDowell ou la pin up scream queen sexy légendaire Tiffany Shepis.

The Violent Kind fleure bon la bonne vieille bande rétro punk-rock et trash flirtant sans arrêt avec les limites du grotesque sans pour autant jamais y tomber, ce qui en fait justement plus un bijou d’hommage aux films Grindhouse disparus, qu’un nanar premier degré comme certains semblent l’avoir reçu en se focalisant sur son budget tout riquiqui. D’autant que, sans chercher à plagier un style old school par des allures de ridicule assumé, T.V.K. impressionne par la qualité de sa progression dramatique, son intensité, sa mise en scène léchée, ses effets ambitieux et pourtant dérisoires avec son statut de modeste film à petit budget mais savamment utilisé avec intelligence.

Dynamique, rythmé, alliant fantaisie et bon gros film d’horreur hardcore qui tâche, The Violent Kind n’aura malheureusement droit qu’à une sortie en direct-to-video, ce qui semble logique ceci étant dit tant il semble bien taillé au marché où il aura plus de chance d’y creuser son trou. Mais dans le registre du DTV, ce niveau là, on signe tout de suite et on en redemande !

Bande-annonce :

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