THE PERFECT HOST (critique)

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Carte d’identité :
Nom : The Perfect Host
Parents : Nick Tomnay
Livret de famille : David Hyde Pierce, Clayne Crawford, Helen Reddy, Megahn Perry, Joseph Will, Nathaniel Parker…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Etats-Unis
Taille/Poids : 1h33 – 1 millions $

Signes particuliers (+) : Diaboliquement malin. Très bien ficelé. Haletant, surprenant, efficace. Deux excellents comédiens, un excellent petit film que l’on ne voit pas venir.

Signes particuliers (-) : Une tendance à devenir un peu trop démonstratif sur la fin et avec ses flashbacks maladroits. Quelques anodines erreurs de jeunesse.

 

UN DÎNER PRESQUE PARFAIT

Résumé : John est en cavale après le braquage d’une banque. Blessé, il trouve astucieusement refuge dans la maison classieuse de Warwick, homme cultivé et de goût préparant un dîner pour des amis devant venir ce soir là…

Tiré d’un court-métrage réalisé en 2001, The Perfect Host est le premier long-métrage de l’australien Nick Tomnay et pour reprendre le fameux adage américain : « what the fuck is going on ?! » Dans le registre du bien barré, voilà un film qui se pose là et avec la manière !

The Perfect Host joue habilement sur plusieurs tableaux, d’une part la comédie noire, de l’autre le thriller intense et pour couronner le tout, l’horreur en mode quasi survival. En brillant jeune cinéaste qu’il est, Tomnay parvient à nous prendre par la main et à nous conduire dans un récit qui va multiplier les surprises, les revirements, les situations changeantes où tout ce que l’on prend pour acquis se délite sous nos yeux, où l’on a l’impression, la sensation, le goût et l’odeur du terrain connu et archi-rebattu mais où finalement, l’on ne sait rien. En bien modeste film qu’il est, ce premier exercice à la maîtrise impressionnante nous cueille alors par surprise et nous plonge dans l’horreur d’une situation alambiquée où il ne faut rien croire ni personne. Malin comme pas deux, voici un thriller qui n’a pas froid aux yeux, affichant une maturité bluffante en jouant sur les codes, en jonglant entre un humour décalé mettant presque mal à l’aise et une cruelle histoire déjantée et tendue. Combat entre deux acteurs excellents, d’une part Clayne Crawford campant le malfrat looser et de l’autre David Hyde Pierce en hôte malchanceux voyant arriver le mauvais invité pour sa belle soirée annoncée sous le signe de l’élégance, du raffinement et de la culture, The Perfect Host va se révéler jubilatoire et une sacrée surprise cinématographique comme on aimerait en vivre plus souvent. Un seul conseil, il est préférable de ne rien savoir avant de lancer le film pour mieux préserver le goût amer de cette petite boule de malice, idéalement conduite de bout en bout.

Sans être parfait, la faute à quelques flashblacks pas toujours très bien intégrés au récit, The Perfect Host reste un bon moment glaçant et hallucinatoire qui aurait pu être plus intense encore mais devant lequel il est difficile de faire la fine bouche tant il est quand même sacrément réussi. A découvrir vierge et d’urgence, ce plat de résistance hautement recommandable à la recette savoureuse et surprenante, n’en sera que meilleur !

Bande-annonce :

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