THE JUNGLE d’Andrew Traucki
Critique – sortie DVD (horreur)

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note 2
Carte d’identité :
Nom : The Jungle
Père : Andrew Traucki
Livret de famille : Rupert Reid (Larry), Agoes Widjaya Soedjarwo (Buddy), Igusti Budianthika (Adi)…
Date de naissance : 2013
Majorité : 25 juin 2014 (en Blu-ray, DVD et VOD chez Wild Side)
Nationalité : Australie
Taille : 1h25
Poids : Micro-budget NC

Signes particuliers : Un énième found footage tournant à vide.

 

DANS LA JUNGLE, TERRIBLE JUNGLE…

LA CRITIQUE

Résumé : Une équipe d’écologistes tente de retracer la route prise par l’inssaisissable léopard de Jan. L’expédition dans les profondeurs de la jungle indonésienne devient de plus en plus bizarre et se transforme rapidement en véritable enfer ! Un animal, hors de son milieu habituel, est traqué par un prédateur invisible et mortel. L’équipe se rend alors compte qu’il s’agit d’une nouvelle espèce qui ne craint pas les humains, et pour cause : ceux-ci font office de nourriture !jungle L’INTRO :

En l’espace de deux DTV à tendance horrifique, le cinéaste Andrew Traucki s’est imposé comme une petite valeur sûre du cinéma de genre. Black Water et The Reef révélaient chacun une véritable maîtrise des mécanismes de la peur viscérale et immersive. Après quelques amusements du côté de l’anthologie horrifique The ABCs of Death au sein de laquelle il avait évidemment sa place, Traucki revient à son cinéma de la trouille avec The Jungle, long-métrage, confrontant une fois de plus petit groupe face à une menace en pleine nature. Après une famille coincée dans le bayou australien attaqué par un crocodile géant tapi en eau trouble, après une poignée de naufragés en pleine mer harcelés par des squales agressifs masqués par l’étendue de la mer, Andrew Traucki nous invite cette fois-ci en pleine jungle amazonienne avec un found footage relatant l’expédition d’un groupe de défenseurs de léopards en voie d’extinction. Mais sur place, aux fins fonds des bois, rôde une menace mystérieuse et terrifiante.JUNGLE-002

L’AVIS :

On s’attendait à voir grimper le trouillomètre dans un sommet de terreur pure et viscérale. Cruelle déception que de voir Andrew Traucki en mode dilettante avec ce film d’épouvante crowdfundé. Le cinéaste semble se reposer avec habitude coupable de nonchalance, sur le cinéma qui a fait son modeste succès auprès des amateurs de genre. The Jungle copie colle les bases des mécanismes de Black Water et The Reef sur la peur tapie dans l’ombre en y injectant le principe du found footage en plus, au passage bien mal maîtrisé et avec un manque d’inspiration notoire qui lui est fatal. Mais à l’inverse de ses aînés, l’indigence d’un contenu frôlant l’amateurisme je-m’en-foutiste, déroute. Paresseux et ennuyeux dans une longue première moitié, le film se devait de s’énerver un peu dans la seconde sur laquelle on comptait pour nous sortir de notre torpeur si toutefois il n’était pas déjà trop tard. Incompréhensiblement, il ne bouge pas de sa morne monotonie et rempli son heure et demi avec du vide. Sans surprise, sans originalité, sans rebondissements, dépourvu de pointes d’intensité, les rares épisodes de dynamisme s’enfermant dans une facilité déconcertante qui ne fonctionne jamais, The Jungle tombe à l’eau, loupant son effet de série B à petit budget immersive et jouant sur une épure de la peur d’un ennemi que l’on ne voit jamais mais qui est là, quelque-part. Il y avait l’idée, pas la concrétisation.7693_the-jungle-301

Lorgnant vers une sorte de croisement entre Predators et Blair Witch, The Jungle surprend par sa culture du « rien » poussée à l’extrême, sans génie ni saveur avec un sens douteux de l’improvisation approximative. On veut bien croire que le cinéaste entendait de jouer avec les mécanismes fondamentaux de la peur primale avec le sempiternel coup du vrai-faux docu retrouvé aux confins des bois, mais le résultat vire à l’arnaque surréaliste d’indigence, étonnante inutilité de chaque instant tournant à la mauvaise plaisanterie. Puis vient le générique. Ah. Mais le film avait commencé ?

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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