THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS de Marc Webb
Critique – Test sortie Blu-ray

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spider-man -q_x-xxyxxMondo-mètre
note 7.5 -10
Carte d’identité :
Nom : The Amazing Spider-Man 2
Père : Marc Webb
Date de naissance : 2014
Majorité : 03 septembre 2014 (vidéo) – 30/04/14 (ciné)
Nationalité : USA
Type : Aventure, Fantastique
Taille : 2h23 / Poids : 200 M$

Livret de famille : Andrew Garfield (Peter Parker), Emma Stone (Gwen Stacy), Jamie Foxx (Max Dillon/Electro), Sally Field (Tante May), Dane DeHaan (Harry Osborn), Paul Giamatti (Aleksei Sytsevich/Rhino), Campbell Scott Michael (Richard Parker), Colm Feore (Menken), Embeth Davidtz (Mary Parker), Marton Csokas (Kafka), Martin Sheen (oncle Ben)…

Signes particuliers : Spider-Man… Ça, ça, c’est vraiment toi !! Après un premier opus décevant, Marc Webb s’est remis en question et revient avec panache en replaçant Spidey sur son piédestal. Le Destin d’un Héros est peut-être l’un des meilleurs Marvel vu depuis un bail : spectaculaire, ébouriffant, intense, drôle, émouvant… Un plaisir total enterrant son prédécesseur six pieds sous terre !

 

CE SPIDER-MAN LÀ EST VRAIMENT AMAZING !

LA CRITIQUE

Résumé : Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville.  Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui.  Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.135752.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’INTRO :

Après l’ère Sam Raimi et ses virevoltants Spider-Man avec Tobey Maguire, mélange d’intelligence, de respect des comics, d’inventivité et de spectacle grisant, on était tombé de haut dans la suite des aventures de l’homme-araignée sur grand écran avec le reboot The Amazing Spider-Man signé Marc Webb, geek au grand cœur dont les ambitions de reprise en main s’étaient noyées dans un blockbuster décevant. Et c’est pourtant le même Marc Webb qui rempile à la barre de cette suite directe qui va mettre aux prises Spidey et quelques-uns de ses ennemis les plus emblématiques, Electro ou encore Le Bouffon Vert, dans un film explorant à nouveau les origines du mythe tout en étant complémentaire de son prédécesseur. Webb s’était lui-même déclaré insatisfait de son premier opus. La question était donc de savoir si le cinéaste avait les moyens de corriger le tir et de remettre Spidey sur son piédestal ?108319.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Et il l’a fait. The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d’un Héros est tout bonnement l’un des meilleurs Marvel vu depuis longtemps. Avec une élégance folle, une créativité fulgurante et un dynamisme plein d’intensité, il surclasse haut la main son prédécesseur par un spectacle génial mêlant action spectaculaire visuellement époustouflante, romance tendre, émotion remuante et humour ravageur. On ne pensait pas que la franchise The Amazing Spider-Man était capable de s’élever à ce point là, à plus forte raison entre les mains de la même équipe. Et pourtant… De la première à la dernière minute, le « kiff » est total, à la fois ludique, attendrissant, bluffant, débarrassé de tous les défauts structurels qui lézardé le premier, débarrassé aussi de son manque d’humilité et de sa « ringardise » régressive.21021807_20130723120337017.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Littéralement transformé, Marc Webb montre enfin quelque-chose. Une virtuosité épatante qui vient s’ajouter aux apports de ses comédiens, le « charisme simple » d’un Andrew Garfield délicieux, la beauté diaphane du joli minois d’Emma Stone, la  présence inquiétante de Dane DeHaan ou encore la folie destructrice d’un Jamie Foxx qui cristallise à merveille ce qui fait d’Electro un Super-Vilain exceptionnel d’empathie et de complexité. Autant de personnages qui existent dans cette grosse machine, qui en sont l’essence même. TASM 2 ne compte pas sur ses superbes effets spéciaux ou son avalanche de spectacle pour faire le boulot à sa place. Narrativement, il repose avant tout sur un arc dramatique travaillé, tissant à la manière de Spidey, une toile aux enjeux dramatiques personnels et généraux forts, donnant une teinte plus « sombre » à un film qui cela dit, conserve un ton pulp sans jamais verser dans la noirceur chère à un Nolan sur The Dark Knight. Entre romance passionnelle et torturée, tourments existentiels, devoirs et responsabilités, le Peter Parker de Marc Webb incarne puissamment toute la richesse mythologique du super-héros de comics qu’est Spider-Man, tiraillé entre les enjeux de sa position et ceux humainement plus personnels. Pas loin du drame amoureux ou de la tragédie façon super-héros, TASM 2 pèse juste dans la balance, entre le poids de la distraction exaltante et son caractère plus « intime » à l’écriture intelligente, portant chacun de ses personnages à un niveau iconique magistral résonnant au rythme de thématiques universelles au rythme d’un personnage embrassant son destin avec tout ce qu’il charrie de contraintes.529996.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Régal renouant avec le pur esprit des comics au lieu de s’adonner à l’insipide blockbuster sans personnalité et vaniteusement over-démonstratif, ce Spider-Man là est vraiment Amazing ! Marc Webb trouve le juste équilibre dans l’entertainment geek, avec une sacrée dose d’action impressionnante, bien disséminée dans un blockbuster non dénué d’une patte, jamais inutilement boulimique ou abrutissant, mais au contraire authentiquement inspiré de A à Z,  de sa bande-originale créative (un Hans Zimmer en forme puisant dans le meilleur de son travail, avec de petites touches empruntées à Alan Silvestri) à sa mise en scène non sans génie, de son scénario intelligemment mené à son ambiance générale en mode « be cool » savamment élaborée… Capable de surprendre (à plus d’une reprise), The Amazing Spider-Man 2 est déjà une surprise en soi. Un miracle aussi. Déçus du premier, cette suite en gomme les défauts pour atteindre le nirvana de l’esprit Marvel ou pas loin. On n’ira pas jusqu’à dire que le film est parfait mais il remporte haut la main ses ambitieux paris et cerise sur le beau gâteau, s’offre une 3D souple, agréable, techniquement bien étudiée et visuellement bien employée. Peut-être un peu trop riche, l’entrelacement de plusieurs intrigues parallèles qui se marchent parfois un peu sur les pieds est le seul petit déséquilibre sans toutefois que cela ne soit dramatique. D’autant qu’elles ne font que préparer la suite désormais très très attendue. Voilà le genre de spectacle qui justifie pleinement le déplacement au cinéma !104882.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

BLU-RAY, LE TEST :

Plein de choses à dire là-aussi ! D’abord, la qualité du film se répercute forcément en partie sur la qualité technique de ses galettes. Côté « image », The Amazing Spider-Man 2 est propre (on s’en doutait), coloré (on s’en douté aussi) et d’une netteté ahurissante (heureusement !). Superbe master 4K. Surtout, l’évolution des technologies lui a permis de mieux exploiter sa 3D et si les non-amateurs pourront lui préférer une 2D qui, de toute manière, est tout aussi séduisante, reste que pour les possesseurs de technologie 3D à domicile, les envolées spectaculaires de Spidey le font et le font bien, au-delà du rendu du premier volet. Côté son, le mixage 5.1 en DTS-HD Master Audio envoie le bois, soutenant aussi le travail sonore du film que la partition puissante signée Hans Zimmer (bien meilleure que celle de James Horner avant lui).10460243_806003279430148_7523728619910350308_n

Coté « bonus » maintenant. Les bonus du film sont nombreux (surtout sur l’édition Blu-ray) mais restent globalement classiques. Pas de surprises particulières mais un beau panorama de la production du film étalé sur près de 2 heures. Pour la faire courte sur la version DVD, 4 scènes coupées, le film avec les commentaires du réalisateur et le clip d’Alicia Keys, It’s on Again. Mais passons plutôt au Blu-ray, bien plus riche et où les bonus s’étalent sur près de 2 heures. On y retrouvent les commentaires audio des producteurs Avi Arad et Matt Tomach, du réal Marc Webb, ainsi que des scénaristes Alex Kurtzman et Jeff Pinker, le tout en VOST bien entendu et fort de beaucoup d’humour et anecdotes. Un gros making of de près de 1h45 (Le salaire de l’héroïsme : la réalisation de The Amazing Spiderman 2) nous permet de tout savoir, ou presque, sur les coulisses du film alors que le réalisateur Marc Webb s’affiche dans un petit module de 8 minutes où il évoque le travail sur la musique de Hans Zimmer et qu’on y parle, création des vilains, maquillages, costumes, tournage… Le clip d’Alicia Keys, It’s on Again est aussi présent mais on se sera surtout attardé sur un incontournable des bonus vidéo : les scènes coupées. The Amazing Spiderman 2 ne lésine pas sur la quantité sur l’édition Blu-ray avec 9 scènes additionnelles (plus les 4 de la version DVD, ce qui nous fait 13 au total) dont une longue séquence de fin alternative où Peter Parker rencontre son père. Notons que la version DVD estampillée « Fnac » proposera la masterclass organisée à Paris avec Marc Webb et Jamie Foxx. En résumé, le film est bon, l’édition Blu-ray est belle. Tout est parfait !

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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2 commentaires à propos de “THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS de Marc Webb
Critique – Test sortie Blu-ray

  1. Merci Kev. C’est vrai que le film fait furieusement débat entre les partisans et les détracteurs. Après peut-être faut-il ne pas être fan des comics pour apprécier… La question est posée…

  2. Moi qui crache sur le film depuis quelques mois à cause de la promotion orchestrée de manière écœurante par Sony, mais également à cause de ses trailers, je commence à douter. Finalement, ça n’a pas l’air sir mauvais ! Bonne critique au passage.

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