SABOTAGE de David Ayer
Critique (en salles – action, thriller)

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332786.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 5
Carte d’identité :
Nom : Sabotage
Père : David Ayer
Livret de famille : Arnold Schwarzenegger (Breacher), Sam Worthington (Monster), Olivia Williams (Brentwood), Terrence Howard (Sugar), Joe Manganiello (Grinder), Harold Perrineau (Jackson), Max Martini (Pryo), Josh Holloway (Neck), Mireille Enos (Lizzy), Gary Grubbs (Cantrell)…
Date de naissance : 2014
Majorité : 7 mai 2014 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h49 / Poids : Budget 35 M$

Signes particuliers (+) : Un thriller d’action viril et rugueux, proprement exécuté et doté d’une noirceur et d’une saleté appréciable.

Signes particuliers (-) : Un script de série B ultra-light et prévisible pour un film sans grande surprise.

 

UNE TEAM PATIBULAIRE MAIS PRESQUE

LA CRITIQUE

Résumé : Pour cette force d’élite de la DEA, il s’agit officiellement de prendre d’assaut le repaire d’un important cartel mais en réalité, l’opération se révèle être un véritable braquage. Après s’être emparés de 10 millions de dollars en liquide, les agents complices pensent leur secret bien gardé… jusqu’à ce que quelqu’un se mette à les assassiner les uns après les autres, froidement, méthodiquement. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l’équipe devient un suspect. Chacun sait tuer, et chacun a un excellent mobile…186425.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L’INTRO :

Papi Schwarzy essaie de profiter du fond de jus qu’il lui reste en magasin pour envoyer le bois avant qu’il ne soit trop tard, avec quelques barouds d’honneur fatigués. Après le plutôt bon Le Dernier Rempart et son retour bourrin chez les Expendables, le voici dans Sabotage, nouveau film musclé de David Ayer (End of Watch) sur une team d’agents de la DEA ciblée par un tueur sur fond de montagne de pognon détourné par ces ripoux patibulaires incarnés par une belle brochette badass remplie de testostérone, allant d’un Schwarzenegger buriné à un Sam Worthington méconnaissable, en passant par Terrence Howard, Josh Holloway, Joe Manganiello, Max Martini ou une Mireille Enos transformée en « sexy bad girl ».sabotagexx

L’AVIS :

On savait le cinéaste amateur de ces univers de mecs peuplés de vrais bonhommes virils et rugueux. Il le prouve encore une fois avec Sabotage, polar d’action sombre, sale et nihiliste sur la corruption gangrénante, qui s’applique à ficeler du mieux qu’il peut sa mince intrigue aux enjeux limités et aux coutures un peu trop évidentes et brouillonnes pour convaincre pleinement. On est vite partagé entre l’efficacité primaire d’un film audacieux pas loin du suicide commercial (à l’instar du Cartel de Ridley Scott qui avait souffert de son traitement moralement jusqu’au-boutiste) et qui a le mérite de ne pas trop se la jouer fan-service de l’héritage des eighties malgré des inspirations puisant dans des films du genre Commando, et sa nonchalance narrative de série B burnée mais ultra-light et vaine, seulement piquée à vif par quelques sursauts rentre-dedans laissant échapper une fureur retenue qui explose violemment par à-coups, au gré d’une noirceur d’ensemble pour le coup appréciable. Mais une fois n’est pas coutume, David Ayer prouve que même s’il ne manque pas de talent, il est bien incapable de l’exprimer pleinement avec un film totalement accompli. End of Watch était bien écrit mais péchait par sa réal insupportable, Sabotage est mieux tenu mais pèche par son script laborieux et bordélique alors que le film galère à trouver une vraie cohérence de ton qui soutiendrait adroitement la linéarité de son récit bas du front et frustrant de déception.

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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