RÉMI SANS FAMILLE d’Antoine Blossier : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Rémi sans Famille
Père : Antoine Blossier
Date de naissance : 2018
Majorité : 12 décembre 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h49 / Poids : NC
Genre
: Aventure, Drame

Livret de famille : Daniel Auteuil, Maleaume Paquin, Virginie Ledoyen, Jonathan Zaccaï, Jacques Perrin, Ludivine Sagnier…

Signes particuliers : Émotions garanties.

LE CONTE A VOIR EN FAMILLE POUR NOËL

LA CRITIQUE DE RÉMI SANS FAMILLE

Synopsis : Les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines… On pouvait craindre le pire de cette nouvelle adaptation de Rémi Sans Famille, dont les premières images avaient eu le don d’horrifier tous les nostalgiques du dessin-animé tiré du roman d’Hector Malot, découvert à la grande époque de Croques Vacances & Co. Mais s’il est de bon ton ces dernières années de tirer à boulets rouges sur ce genre de projets cherchant à titiller une certaine nostalgie en exploitant de vieux souvenirs pour les moderniser mais sans vraiment comprendre ce qui faisait leur force à l’époque (on pense notamment aux nombreuses adaptations de BD et consorts), il serait tout juste et aussi honnête de reconnaître au film d’Antoine Blossier, un charme pas déshonorant, voire véhicule de grandes sensations. Rémi sans Famille, le film de Noël à voir en famille ?Poussé par une belle âme d’enfant qui lui accorde une touchante sincérité, Blossier signe un joli conte plein d’émotion et de tendresse, emmené notamment par un Daniel Auteuil que l’on n’avait plus vu aussi convaincant depuis un bon moment, et qui impose une douce chaleur paternaliste aux côtés du jeune Maleaume Paquin et son visage angélique désarmant. Rémi sans Famille égrène un à un tous les clichés et passages attendus typique de son genre, en affirmant au passage une esthétique formelle très franco-française, mais la candide naïveté dans lequel il baigne, lui permet de transformer ce qui auraient pu être des défauts patentés en une force motrice implacable qui guide le film de l’obscurité des œuvres poussiéreuses vers la lumière des grandes fables à l’imaginaire fertile. De petites touches d’onirisme en puissance du récit initiatique, le film parvient à toucher du doigt ce qu’il cherchait à atteindre, à savoir la saveur d’une belle aventure tour à tour joyeuse et exaltée ou mélancolique et cruelle, convoquant autant les Frères Grimm que Perrault ou Dickens. Blossier, qui a fait un travail visuel et narratif formidable pour recréer la magie du conte, reprend une partie du livre de Malot, condensé pour tenir le temps d’un film familial, et s’attire le respect en ressuscitant le principe des grandes œuvres de Noël d’antan, voire même des grands Disney qui ont marqué les enfances. Au final, voilà une adaptation de classique réussie qui survole un ton rétro sans tomber dans l’ampoulé, doublée d’une belle revisite d’une touchante histoire de transmission que l’on quitte avec un doux vague à l’âme, entre sourires bouleversés et larmichettes attendries.


BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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