MAMAN A TORT de Marc Fitoussi : la critique du film
sortie cinéma

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note 2.5 -5
Carte d’identité :
Nom : Maman a tort
Père : Marc Fitoussi
Date de naissance : 2016
Majorité : 09 novembre 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h50 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de famille : Jeanne Jestin, Emilie Dequenne, Nelly Antignac, Sabrina Ouazani, Camille Chamoux, Grégoire Ludig, Annie Grégorio…

Signes particuliers : On pensait avoir vu à plusieurs reprises cette année, le pire film de 2016. C’était sans compter sur Ma Famille t’adore déjà.

LES ILLUSIONS PERDUES

LA CRITIQUE DE MAMAN A TORT

Résumé : Connaît-on vraiment ses parents? Anouk, 14 ans, découvre brutalement un autre visage de sa mère, à la faveur de l’incontournable stage d’observation de troisième qu’elle effectue dans la compagnie d’assurances où celle-ci travaille. Une semaine d’immersion dans le monde adulte de l’entreprise, avec ses petits arrangements et ses grandes lâchetés, qui bientôt scelle son jeune destin. Entre parcours initiatique, fêlure et premières responsabilités assumées, une forme d’adieu à l’enfance.302173-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxPour son cinquième long-métrage, le réalisateur Marc Fitoussi navigue entre la fable initiatique, le drame social ou la comédie familiale. Il survole le portrait adolescent, dérive vers les plaines d’une certaine amertume sociétale, y admirant au passage le cynisme du monde actuel, il se balade tout près des monts de la drôlerie, passe au-dessus de la dénonciation des affres du harcèlement au travail… Plein de choses au coeur d’un film qui, justement, à cette fâcheuse tendance à s’éparpiller un peu dans tous les sens sans jamais rien approfondir, au point de perdre un peu de vue son sujet. Maman a tort avait tout de ce genre d’agréable surprise, dont le capital sympathie se mesure souvent à sa fraîcheur et à son mariage des tons en faisant une oeuvre capable autant de légèreté que de sérieux. Mais sans se rater complètement, Marc Fitoussi passe à côté de son propos. Ou plutôt de ses propos, tant on a du mal à définir lequel était le vrai moteur de son entreprise.377715-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxPorté par une formidable Jeanne Jestin, bien épaulée en sous-main par une toujours excellente Emilie Dequenne, Maman a tort tente globalement de se laisser diriger par ses envies d’authenticité. Ses personnages n’ont ni tort ni raison, ils ne sont ni des héros, ni des méchants. Ils sont juste des êtres humains, parfois fautifs, parfois coincés par les circonstances, parfois naïfs ou parfois lâches. La bonne idée de Marc Fitoussi aura sans doute été d’articuler tout son film sur la dynamique opposant l’idéalisme enfantin et la réalité du monde du travail. Un bon moyen de rappeler ce que l’on perd en grandissant, à force de composer avec ce que nous propose et nous impose la vie, la vraie, celle qui ne peut plus compter sur les rêves et les espoirs utopiques. L’ennui, c’est que Maman a tort peine à trouver la bonne carburation pour s’extraire de la fadeur qui le tient de toute part. Cantonné au sympathique, voire à l’attachant dans le meilleur des cas, l’effort demeure trop anecdotique pour convaincre pleinement, et déçoit par sa platitude seulement traversée de quelques idées intéressantes.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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