LE RÔLE DE MA VIE de Zach Braff
Critique – Sortie ciné

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371387.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 7-10
Carte d’identité :
Nom : Wish I Was Here
Père : Zach Braff
Date de naissance : 2013
Majorité : 13 août 2014 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h47
Poids : 6 M$

Livret de famille : Zach Braff (Aidan), Kate Hudson (Sarah), Mandy Patinkin (Soul), Joey King (Grace), Pierce Gagnon (Tucker), Josh Gad (Noah), Donald Faison (concessionnaire), Jim Parson (Paul), Ashley Greene (Janine), Michael Weston (Jerry)…

Signes particuliers : 

 

LA NOUVELLE PETITE BRAFFE DE ZACH ?

LA CRITIQUE

Résumé : Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte. Entre Los Angeles, le désert californien et ses propres rêves, saura-t-il trouver le véritable rôle de sa vie ?le role de ma vie L’INTRO :

Dix ans après le magnifique Garden State, son premier film, le comédien Zach Braff, popularisé par la série Scrubs, est de retour avec son second long-métrage. Financé via le système du crowfounding et un engouement des fans désireux de l’aider à réunir le budget nécessaire à la matérialisation de son nouveau projet, Le Rôle de ma Vie est une nouvelle échappée existentialo-initiatique par laquelle l’acteur-réalisateur, qui y tient le premier rôle, témoigne de sa subtilité et de son talent de metteur en scène déjà entraperçu avec son précédent exercice de novice… Coécrit à quatre mains avec son frère Adam Braff, Le Rôle de ma Vie réunit également Kate Hudson, Mandy Patinkin, la surdouée Joey King (The Conjuring), Josh Gad, Jim Parsons ou encore son acolyte « scrubsien » Donald Faison, dans une chronique familiale où un père de famille, mari aimant et acteur en échec, arrive à un carrefour de sa vie où chaque chemin pose son lot de questions.567711.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

L’AVIS :

Introspectivement poétique, subtilement sincère et émotionnellement émouvant, Le Rôle de ma Vie est une nouvelle réussite pour un Zach Braff qui confirme et semble avoir gravi encore quelques marches sur l’échelle de la maturité. Bientôt quarantenaire, l’acteur-cinéaste signe une chronique sage, touchante et délicate, baignant comme son précédent Garden State, dans une ambiance douce-amère à la fois optimiste, réflexive et salvatrice, élaborée avec équilibre et justesse magnifique. La trajectoire de cet homme poussé par la vie à devoir endosser un costume d’adulte qu’il n’a jusqu’à présent jamais su revêtir, est soutenue par un regard attendri et spirituel de propos. Et si le film ne témoigne pas d’une folle originalité dans le sillon du cinéma indépendant auquel il se rattache, pas plus qu’il n’offre un quelconque renouvellement formel de la part de Braff, sa fantaisie mêlée à une forme de lucidité tragique mais pleine d’espoir, bouleverse et nous pousse doucement à nous regarder dans un miroir et à analyser notre propre vie. De la transmission au pardon, de la quête personnelle pour choisir qui l’on veut être dans l’existence au temps qui file en passant par l’éducation, l’acceptation de la mort ou l’équilibre familial, Le Rôle de ma Vie est une douceur humaniste presque inoffensive sans l’être totalement. Un joli film tendre et profond, dramatique et cruel, drolatique et mélancolique… Comme la vie, en somme.

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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