LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES de Cédric Nicolas-Troyan : la critique du film
Sortie cinéma

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le_chasseur_et_la_reine_des_glacesMondo-mètre
note 2.5 -5
Carte d’identité :
Nom : The Huntsman: Winter’s War
Père : Cédric Nicolas-Troyan
Date de naissance : 2015
Majorité : 20 avril 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h54 / Poids : NC
Genre : Aventure, Fantastique

Livret de famille : Chris Hemsworth, Charlize Theron, Jessica Chastain, Emily Blunt, Nick Frost, Rob Brydon, Sheridan Smith, Alexandra Roach, Sam Claflin…

Signes particuliers : Une suite dispensable mais divertissante.

BRISONS LA GLACE !

LA CRITIQUE

Résumé : Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé. Celle que l’on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n’importe quel adversaire, s’employa alors à lever une armée de guerriers impitoyables, au fond d’un palais glacé. Mais au sein même de ses rangs Eric et Sara allaient subir son impitoyable courroux pour avoir enfreint l’interdit : tomber amoureux. Plus tard, à l’annonce de la défaite de sa sœur, Freya envoie ses guerriers récupérer le miroir dont elle est la seule à pouvoir catalyser les sombres facultés. Des tréfonds dorés de la psyché, elle réussit à ressusciter Ravenna. Les deux sœurs vont alors retourner leur puissance maléfique, décuplée par la rage, sur le royaume enchanté. Leur armée s’avèrera désormais invincible…à moins que… les deux proscrits qui avaient jadis trahi la règle d’or, subissant l’exil et la séparation, ne parviennent à se retrouver…le_chasseur_et_la_reine_des_glaces_5L’INTRO :

Beau succès à sa sortie en salles il y a quatre ans, Blanche-Neige et le Chasseur ne pouvait que donner des envies de suite. Pourquoi laisser en jachère un nouveau terrain de jeu aussi lucratif, alors qu’il serait possible de déployer tout un univers aux nombreuses histoires et ramifications. Rapidement, c’est donc l’idée d’une suite qui a été en branle, suite que devait conduire Franck Darabont avec le concours de la distribution originale. Mais les départs successifs du cinéaste puis de Kristen Stewart, ont mené ce sequel vers d’autres horizons. Sans sa co-star principale, le projet a finalement dû être repensé différemment, devenant un prequel et non plus une suite, désormais centré sur un détail évoqué dans le premier film, l’histoire de l’ex-femme décédée d’Eric le chasseur/beau gosse (Chris Hemsworth). C’est la belle Jessica Chastain qui endosse le costume de la guerrière, Emily Blunt venant incarner la sœur de la reine Ravenna (toujours Chalize Theron), en l’occurrence, la fameuse Reine des Glaces qui donne son titre au film. Derrière la caméra, le français Cédric Nicolas-Troyan, un spécialiste des effets visuels, signe son premier film et hérite d’emblée d’un blockbuster ambitieux.le_chasseur_et_la_reine_des_glaces_2L’AVIS :

Jurant de faire dans l’efficacité, rien que dans l’efficacité, tout dans l’efficacité, Le Chasseur et la Reine des Glaces en oublie juste d’être vraiment bon sur le principe. Ce prequel se contente, sans grandes ambitions affichées, de se hisser au simple rang de divertissement trépidant et soigné, limité par ses intentions premières de faire le job auprès du public-cible (en somme, les adolescents). Cédric Nicolas-Troyan ne s’impose pas comme un réalisateur de génie mais davantage comme un faiseur au talent honnête, la distribution cabotine dans des rôles qui ne mettent pas forcément en valeur leur talent, le production design erre entre détails inspirés et effets spéciaux à la qualité aléatoire… Mais même s’il se révèle être peu trop long, un peu trop fade, un peu trop quelconque, Le Chasseur et la Reine des Glaces est néanmoins une distraction anecdotico-sympathique, comme Hollywood peut en produire des dizaines chaque année. Son mérite sera d’au moins, satisfaire sa cible et de le conduire avec entrain, dans son univers féérique balancé entre créativité artistique, nervosité de l’action, et romance(s) assujettie à un brin d’humour.le_chasseur_et_la_reine_des_glaces_6Moins sombre que son prédécesseur, un peu moins incohérent aussi (rappelons que le premier essayait quand même de nous faire gober via son miroir malvoyant, que Charlize Theron était moins belle que Kristen Stewart !) et troussé avec un dynamisme dès plus classique, Le Chasseur et la Reine des Glaces saura au moins faire revivre un certain idéal du conte enchanteur. Il ne le fait pas forcément avec une haute qualité cinématographique mais il distrait avec sincérité. C’est déjà ça.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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