SPIDER-MAN HOMECOMING : Rencontre avec Kevin Feige, le patron de Marvel
Interview

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SPIDER-MAN-HOMECOMING-AFFICHEA l’occasion de la sortie du film Spider-Man : Homecoming le 12 juillet prochain, nous avons rencontré Kevin Feige, le patron de Mavel Studios. Il nous dit tout sur ce retour de Spider-Man dans l’univers Marvel, et répond à nos questions sur l’avenir.

Spider-Man Homecoming : Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui…

kevin feige

Quel était le challenge avec ce nouveau Spider-Man ?

Kevin Feige : Comme le dit le titre « Homecoming« , le challenge était de ramener Spider-Man à la maison. De le ramener dans l’univers Marvel et qu’il se sente chez lui. Rappelez-vous que quand Stan Lee et Steve Ditko ont créé Spider-Man, ce n’était pas un superhéros solitaire. Au contraire, il évoluait parmi d’autres superhéros. Je voulais montrer aussi, que c’était un héros très différent, parce que c’était un gamin à la base. C’est la première fois qu’on le voit dans un univers qui est le sien à savoir, l’univers d’un adolescent. Ce qui est un peu unique dans l’aventure Homecoming, c’est qu’on va le retrouver dans son univers d’écolier. Il va à l’école, il doit être à l’heure, il doit rendre des devoirs. Mais en même temps, on le voit émerger comme l’un des superhéros les plus puissants de cet univers.

Qu’aimez-vous vraiment dans le personnage de Spider-Man ?

Kevin Feige : J’aime beaucoup de choses chez lui. J’aime surtout voir à quel point Peter Parker kiffe vraiment d’être Spider-Man. Pour beaucoup de superhéros, leurs pouvoirs sont un poids, voire une malédiction. Pour Peter Parker, c’est différent. Il y a des thématiques sérieuses parfois, mais lui, il s’éclate dans ce rôle de superhéros. Il adore être Spider-Man, être dans la peau du superhéros. C’est ce qui le rend différent, et plus drôle.

Ce n’est pas la première version de Spider-Man dans ses plus jeunes années. Peut-on espérer un jour le voir dans ses années plus adultes ?

Kevin Feige : Mais Spider-Man est un gamin dans les Comics. Côté « adulte », on a déjà Iron Man, Thor, Captain America, Doctor Strange etc… On voulait vraiment marquer cette différence avec eux. Et si on a choisi Tom Holland, c’est aussi un peu pour ça. Il a tellement l’air plus jeune à l’écran que tous les autres. Dès sa première interaction avec les autres, on voit tout de suite que c’est un gamin, il est excité, impatient, intrépide etc… C’est intéressant de le voir accomplir de tels exploits alors que c’est un gamin. Il fait des choses extraordinaires tout en étant un gosse. Peut-être que l’on verra un jour Tom Holland plus vieux, mais peut-être sera t-il justement trop vieux…spider man homecoming

En tant que producteur, vous avez été amené à travailler sur les versions précédentes avec Sam Raimi, hors Marvel. Créativement parlant, qu’est-ce que ça a changé d’avoir Spider-Man dans la maison Marvel cette fois ?

Kevin Feige : Pour moi, ce qui était intéressant, c’était de le replacer dans ce contexte justement, avec les autres. On avait fait exprès de l’introduire dans Civil War car le film était un peu plus sombre avec le conflit Tony Stark vs Captain America. Et ça faisait une touche un peu plus amusante de voir Tony Stark aller dans le Queens pour enrôler ce jeune gamin. C’était intéressant de montrer que dans cet univers des Avengers, Spider-Man existait déjà. On ne l’avait juste pas encore rencontré. Je voulais qu’on renoue avec l’esprit des Comics, où Spider-Man voulait absolument rejoindre les Avengers. C’était son truc. C’est notre 16ème film dans les différentes phases et on a trouvé qu’il était temps que Spider-Man revienne au bercail. Et Sony était d’accord avec ça.

Dans Homecoming, on voit que le personnage de Spider-Man est très imprégné de l’univers Marvel. Est-ce qu’on peut imaginer revoir Spider-Man sans Marvel dans le futur ? Sans les Avengers. De le laisser s’en aller en quelque-sorte…

Kevin Feige : On a déjà signé pour Homecoming 2. Ce sera produit par Marvel. Et Spider-Man sera également dans les deux prochains Avengers. Ça nous emmène en 2019 tout ça. Après, je ne sais pas ce qu’il adviendra.

Généralement, dans le premier film d’une nouvelle saga, on voit les « origines » du personnage. Va t-on voir dans Homecoming, les origines de Spider-Man et comment il a acquis ses pouvoirs ?

Kevin Feige : On voulait faire un film pour tous, fans et non-fans. Mais franchement, après autant d’années, tout le monde connaît à peu près les origines des pouvoirs de Spider-Man. Il y a une référence dans le film à propos de la morsure de l’araignée mais rien de visuel, juste un clin d’œil subtil.

Dans les précédents Spider-Man, il y a toujours eu un interprète très iconique (Tobey Maguire, Andrew Garfield). Comment s’est passé le processus de casting de Tom Holland du coup ?

Kevin Feige : On a commencé nos recherches pour Civil War. On espérait trouver le bon acteur. On a rencontré des centaines de jeunes acteurs et on a fait des essais avec Robert Downey Jr et les cinq finalistes retenus, en marge du tournage de Civil War. Et clairement, Tom Holland était au-dessus du lot. Il était nerveux devant Robert Downey Jr mais pas intimidé au point de perdre ses moyens et ne pas pouvoir jouer devant lui. Robert adore l’improvisation. Et Tom arrivait à suivre le mouvement et à improviser avec lui. On s’est dit que cette rencontre entre eux, c’était exactement ce qu’on voulait voir à l’écran, en gros ce mélange de nervosité et d’aisance. On voulait que ce nouveau Spider-Man soit un peu nerveux à l’idée de rencontrer Iron Man et les Avengers, mais qu’il soit quand même très à l’aise en les côtoyant. Tom Holland nous a offert exactement ça.

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Le film est né d’une association entre Sony et Marvel. Est-ce possible d’imaginer d’autres associations comme celle-ci ? Par exemple entre la Fox et Marvel pour les X-Men ?

Kevin Feige : Pas de plans à ce niveau-là pour le moment. Il n’y a pas de discussions en ce sens pour le moment. Marvel a 10 ans. Moi, ça fait 17 ans que je suis plongé dans le monde des superhéros. On ne sait jamais mais pour l’instant, pas de plans.

Et dans cette même idée, peut-on imaginer qu’un jour, dans 10, 15 ou 20 ans, quand la mode des superhéros s’essoufflera, que Marvel et DC s’assoient ensemble autour d’une table et discutent pour faire « le plus grand film de superhéros de tous les temps » ?

Kevin Feige : Mais on a déjà fait le plus grand film de superhéros de tous les temps ! (en référence aux prochains Avengers : Infinity Wars – ndlr). On peut imaginer dans sa tête… Mais ça reste de l’imagination. Pour l’instant, ce n’est pas dans les plans. Cela dit, il y a de nombreuses années, souvenez-vous de Roger Rabbit… Il y avait Mickey Mouse et Bugs Bunny dans le même film ! (soit un personnage Disney et un personnage Warner – ndlr). J’adore ce film. On peut penser à cet exemple. Ils avaient réussi à faire en sorte à ce que ça se fasse. Donc, qui sait…

L’univers Marvel grandit de plus en plus au cinéma. Peut-on imaginer retrouver d’autres superhéros comme Daredevil, Jessica Jones, The Punisher, joués dans les films par de nouveaux acteurs ?

Kevin Feige : Pas de plans dans ce sens-là. Ce sont des personnages qui vont bien à la télé, chez Netflix par exemple. Ce n’est pas dans les projets immédiats de les retrouver au cinéma.

On voit de plus en plus de films Rated-R qui fonctionnent au cinéma comme Deadpool ou Logan. Peut-on imaginer ça chez Marvel Studios un jour ?

Kevin Feige : Peut-être un jour. Actuellement, on bosse sur huit films à venir et ce n’est pas dans les plans. Mais après, qui sait. Quand je suis arrivé chez Marvel Entreprises il y a 17 ans, il y avait déjà eu Blade avec Wesley Snipes et c’était un film Rated-R.kevin feige

En marge de ce renouveau de Spider-Man, Sony a annoncé le développement d’un Spin-off centré sur Venom, que jouera Tom Hardy. Est-ce une possibilité de voir cela s’intégrer à l’univers Marvel ?

Kevin Feige : Vous vous doutez de ma réponse. Pas de plans dans ce sens-là.

Quand on est un producteur accompli voire intouchable, est-on attentif aux critiques ? Est-ce important par exemple d’avoir un bon pourcentage de satisfaction sur Rotten Tomatoes ?

Kevin Feige : Bien sûr, on les lit, surtout qu’on y trouve souvent les premiers avis des gens qui ont vu film avec les critiques. C’est forcément la première réaction de regarder, et on espère toujours qu’ils vont aimer. On ne peut pas contrôler la presse et les critiques. Mais finalement, on ne fait pas les films juste pour eux mais pour tout le monde, et un peu égoïstement, pour nous-mêmes car on fait les films que l’on aurait envie de voir au cinéma. Donc oui, on lit les critiques mais on n’est pas obsessionnel avec ça, on n’est pas là à les lire tous les jours et à surveiller le pourcentage sur Rotten Tomatoes. Je regarde surtout le premier weekend par curiosité du chiffre, mais pas après.

RENCONTRE AVEC TOM HOLLAND, JON WATTS ET ZENDAYA

BANDE-ANNONCE :

Propos recueillis par Nicolas Rieux

Merci à l’agence Heaven, Sony Pictures France et Kevin Feige.

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