ELLE (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : 10 (aka Ten)
Père : Blake Edwards
Livret de famille : Dudley Moore (George Webber), Bo Derek (Jenny), Julie Andrews (Samantha), Robert Webber (Hugh), Dee Wallace (Mary), Brian Dennehy (le barman)…
Date de naissance : 1979
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 2h02 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Le nom de Blake Edwards pourrait se suffire à lui-même comme argument. Une comédie romantique délicieuse, un peu loufouque, beaucoup sensuelle, follement réjouissante. Un chef d’oeuvre, un classique.

Signes particuliers (-) : Une réédition serait la bienvenue.

 

QUAND BLAKE NOUS MET D’ÉQUERRE

Résumé : George Webber, compositeur de musique à succès, a tout pour lui : une belle villa à Beverly Hills, de l’argent et une amie/compagne qui ne demanderait que de vivre une vraie relation avec lui. Mais George est en pleine crise de quarantaine. Tombant instantanément amoureux d’une créature de rêve se mariant, en passant en voiture devant une église, il va la suivre jusqu’au Mexique où elle passe sa lune de miel et faire sa connaissance…

Tout simplement Blake Edwards…

Si cette tagline expéditive pourrait presque s’auto-suffire pour résumer Elle, il est comme nécessaire de parler de ce chef d’œuvre intemporel d’un cinéaste de génie qui aura su, durant toute sa brillante carrière, se montrer comme le véritable maître d’une forme de comédie aujourd’hui révolue tant elle faisait preuve d’intelligence, de subtilité et de finesse sensible.

Avec son style et sa maîtrise, Blake Edwards entraîne, une fois n’est pas coutume, le spectateur dans une virée mémorable philosophant sur cette fameuse crise de la quarantaine avec une justesse inégalée. Georges a beau tout avoir, il a l’impression que du haut de ses 42 ans, sa vie est finie, terminée, qu’il n’a plus rien à en attendre. Et c’est cet état de désespoir amusant qui va la conduire à toutes les folies en réaction à la déprime latente.

Avec un sens du rythme et du timing parfait tant dans l’écriture que dans la réalisation et les dialogues, Blake Edwards signe une comédie qui rappelle furieusement les classiques de Hawks comme L’Impossible Monsieur Bébé. Tout va vite, les dialogues s’enchaînent, les situations et faits s’assemblent les uns aux autres dans un effet de cumul, les éléments comiques débordent le spectateur de toutes parts dans des scènes instantanément cultes (la scène du jeu du chat et la souris par téléphone / la scène post-dentiste…).

Très impertinent par ailleurs, Edwards insuffle à un film déjà hilarant et merveilleusement écrit, une sensualité débordante par une Bo Derek plus belle que jamais. Une Bo Derek qui va être au centre de l’une des scènes les plus mémorables et terrassantes de vérité : la scène culte de la plage où George observe les petits détails d’un corps sorti d’un rêve, ces petits détails que l’on remarque, sur lesquels on s’attarde quand le coup de foudre nous transcende, nous emporte…

Elle est l’exemple parfait du film à voir, à revoir et surtout à avoir chez soi. Plus qu’un film, un remède !

Bande-annonce :

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