PAR INSTINCT de Nathalie Marchak : la critique du film
Sortie cinéma

Partagez cet article
1 vote

[Note spectateurs]


Carte d’identité :
Nom : Par Instinct
Père : Nathalie Marchak
Date de naissance : 2017
Majorité : 15 novembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h27 / Poids : NC
Genre
: Thriller, Drame

Livret de famille : Alexandra Lamy, Brontis Jodorowsky, Sonja Wanda…

Signes particuliers : Un exercice totalement loupé.

ALEXANDRE LAMY À CONTRE-EMPLOI

LA CRITIQUE DE PAR INSTINCT

Résumé : Au sommet de sa carrière d’avocate, Lucie se rend en voyage d’affaires au Maroc, loin de son mari. Arrivée à Tanger, elle est frappée par le bouillonnement chaotique de cette ville où tout semble pouvoir advenir. Quand, venue de nulle part, une adolescente nigériane lui confie son bébé et lui demande de le protéger, elle est complétement déboussolée. Dans les bas-fonds de la ville, Lucie va pourtant chercher à sauver cette jeune fille d’un dangereux trafic. C’est sans compter sur l’attachement de plus en plus fort qu’elle ressent pour l’enfant…

Tête d’affiche bankable de comédies populaires, Alexandra Lamy tente le contre-emploi avec Par Instinct, premier long-métrage de la réalisatrice Nathalie Marchak après L’amour qu’il nous faut. L’histoire d’une avocate désireuse d’être mère, qui fait une fausse couche lors d’un voyage d’affaire à Tanger. À l’hôpital, elle va faire la connaissance de Beauty, une réfugiée clandestine qui vient d’accoucher d’un bébé fruit d’un viol. Les destins de ces deux femmes vont se lier autour ce nouveau-né.

Dire que la jeune Nathalie Marchak a raté son premier film serait un doux euphémisme tant rien ne fonctionne dans cette sorte de croisement entre le drame et le thriller, sur fond de douloureux désir maternel, de conditions et de trafic des réfugiés, de corruption de la société marocaine, et de parenthèse sur le travail ambigu des médecins humanitaires… Tout le problème de l’entreprise boiteuse de la néo-cinéaste, qui semble avoir voulu faire plusieurs  films en un seul, sans qu’aucun ne fonctionne indépendamment. Affublé d’une écriture catastrophique digne d’un téléfilm d’après-midi sur TF1, retranscrite à l’écran à travers une mise en scène d’une indigence absolue alternant platitude consternante ou lourdeur sur-signifiante, Par Instinct est une débâcle de chaque instant dont la médiocrité finit par en devenir profondément embarrassante. Si Alexandra Lamy (qui a remplacé Audrey Fleurot sur le projet) s’évertue pour convaincre et s’acheter une légitimité, la malheureuse n’est pas à mettre en cause, première victime d’un film qui ne tient jamais debout. Entourée de personnages secondaires grotesques auxquels on ne croit pas une seule seconde, à l’image de cet improbable médecin humanitaire trouble aussi mal écrit que mal joué, Lamy tente d’injecter de la crédibilité à son personnage mais celle-ci est détruite par un scénario foutraque et inconsistant, qui brasse beaucoup de choses sans rien approfondir, qui bâtit son intrigue sur des clichés risibles ou des ficelles grosses comme des cordes. Dès la première minute, le malaise s’installe devant une construction bordélique agençant vainement les enjeux d’une histoire qui n’aura de cesse de sombrer dans le ridicule et l’artificialité à mesure que le mélange des genres fait basculer l’entreprise dans le grand n’importe indigne d’une œuvre de cinéma. Tristement, l’un des plus mauvais films de l’année.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.