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FELICITÀ de Bruno Merle : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :
Nom : Felicità
Père : Bruno Merle
Date de naissance : 2020
Majorité : 15 juillet 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h22 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de famille : Pio Marmai, Rita Merle, Camille Rutherford…

Signes particuliers : Une comédie dramatique doucement décalée.

UNE FAMILLE PAS COMME LES AUTRES

NOTRE AVIS SUR FELICITÀ

Synopsis : Pour Tim et Chloé, le bonheur c’est au jour le jour et sans attache. Mais demain l’été s’achève. Leur fille, Tommy, rentre au collège et cette année, c’est promis, elle ne manquera pas ce grand rendez vous. C’était avant que Chloé disparaisse, que Tim vole une voiture et qu’un cosmonaute débarque dans l’histoire.

 

Bruno Merle a récemment fait parler de lui pour avoir été à l’origine du Prince Oublié de Michel Hazanavicius dont il avait eu l’idée et sur lequel il était coscénariste. Celui qui avait réalisé son premier long-métrage en 2007 avec Héros (un drame porté par Michael Youn sorti sous le radar) revient aujourd’hui derrière la caméra pour Felicità, un OFNI déroutant emmené par Pio Marmaï, Camille Rutherford et Rita… Merle, sa propre fille. L’histoire ? Un couple et leur fille vivent sans attache. Mais alors que la rentrée des classes se profile, la mère disparaît, le père vole une voiture et un cosmonaute atterrit dans l’histoire. « OFNI », on vous avait prévenu…

Avec Felicità, Bruno Merle nous plonge dans un univers assez décalé et fantasque, avec la volonté de signer un film qui ne ressemblerait à rien d’autre, un film libéré de toutes contraintes narratives classiques, de toute attraction terre-à-terre. Ce genre d’exercice ofniesque est généralement audacieux. Périlleux aussi. Surtout quand on ne maîtrise pas complètement les rênes de ce que l’on entend faire. Et c’est un peu tout le problème de Bruno Merle qui navigue entre deux eaux, entre deux (voire trois ou quatre) tons. Felicità démarre comme une comédie doucement farfelue à la Blier, puis à mesure qu’il progresse, le tableau se noircit, le film glisse vers l’onirisme, le drame familial ou le thriller à suspens. Malheureusement, le spectateur est un peu abandonné à lui-même dans ce voyage ubuesque. Si Felicità a pour le sauver une certaine fluidité générale et quelques plans de toute beauté, le changement incessant de registres fait que l’on perd un peu de vue l’idée, le postulat, l’intention, au point de ne plus trop savoir où l’on est, ce que l’on regarde et le but de cette entreprise chancelante. Felicità peut se vanter d’une originalité indéniable mais il laisse aussi l’impression de ne pas totalement assumer la douce folie qu’il introduit puis oublie en chemin. Mais au moins, il y a une proposition, brouillonne certes, mais une proposition quand même.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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