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BLANCHE COMME NEIGE d’Anne Fontaine : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Blanche comme Neige
Mère : Anne Fontaine
Date de naissance : 2018
Majorité : 10 avril 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h52 / Poids : NC
Genre : Comédie, Drame

Livret de famille : Lou de Laâge, Isabelle Huppert, Charles Berling, Benoît Poelvoorde, Vincent Macaigne, Pablo Pauly, Damien Bonnard, Jonathan Cohen, Richard Fréchette…

Signes particuliers : Une revisite moderne et sensuelle du célèbre conte.

BLANCHE-NEIGE SE LÂCHE

LA CRITIQUE DE BLANCHE COMME NEIGE

Synopsis : Claire, jeune femme d’une grande beauté, suscite l’irrépressible jalousie de sa belle-mère Maud, qui va jusqu’à préméditer son meurtre. Sauvée in extremis par un homme mystérieux qui la recueille dans sa ferme, Claire décide de rester dans ce village et va éveiller l’émoi de ses habitants… Un, deux, et bientôt sept hommes vont tomber sous son charme ! Pour elle, c’est le début d’une émancipation radicale, à la fois charnelle et sentimentale… 

Anne Fontaine est imprévisible et c’est peut-être pour ça qu’on l’aime beaucoup. La cinéaste ne s’est jamais enfermée dans une case et enchaîne des films tous très différents les uns des autres. Ainsi après Les Innocentes ou Marvin ou la Belle Education et en attendant son Police avec Virginie Efira et Omar Sy, l’infatigable metteur en scène signe Blanche Comme Neige, une sorte de relecture moderne du mythe de Blanche-Neige, avec la magnifique Lou De Laâge en jeune femme pourchassée par une méchante belle-mère incarnée par Isabelle Huppert. Sur son chemin, des hommes. Charles Berling, Damien Bonnard, Pablo Pauly, Jonathan Cohen, Vincent Macaigne ou encore Benoît Poelvoorde. Autant de personnages qui vont alimenter son odyssée personnelle, charnelle et sentimentale.

Blanche comme Neige, ou comment s’approprier très intimement un conte célèbre pour mieux lui tordre le cou afin d’en extraire sa plus profonde essence universelle. Entre sourires amusés, tendre bienveillance et sombre tragédie, en l’occurrence tous les éléments fondateurs de la plupart des contes, Anne Fontaine se sert de l’histoire de la douce Blanche-Neige pour signer un film d’apprentissage sur la découverte de soi et du désir, sur la liberté et sur l’émancipation. Et le coup est aussi malin que brillant. L’arc et les motifs du conte-type popularisé par les frères Grimm puis Disney sont là. Une héroïne pure à la beauté virginale, une méchante « reine » qui rôde, une maison reculée dans la forêt, sept hommes qui gravitent et veillent sur la Belle, et des princes charmants ou pas. Car point question de tomber dans la mièvrerie pour Anne Fontaine. Blanche comme Neige se veut moderne, avec un regard moderne, et la cinéaste adapte et s’adapte à la réalité d’aujourd’hui tout en gardant un côté fantaisie qui tranche autant qu’il fonctionne. Après tout, les contes ne sont que des canons malléables que l’on peut ensuite réécrire, transposer, désarticuler puis réarticuler selon les âges et époques. Exactement ce que fait Anne Fontaine avec cet ofni qui traverse les genres sans jamais s’agripper à aucun, épousant la liberté de sa fabuleuse héroïne qui magnétise l’écran. Curiosité insaisissable, Blanche comme Neige va être tour à tour drôle, romantique, dramatique, féérique, haletant. Bref, un vaste terrain de sensations qui ne perd jamais de vue son sujet principal, à savoir cette jeune femme qui va faire l’expérience de la découverte de son corps et de ses désirs. A ce jeu là, Lou de Laâge, magnifiquement filmée par une réalisatrice qui capture son étourdissante sensualité, brille et vampirise l’écran avec sa beauté innocente teintée d’une douce espièglerie.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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