BOTTLE ROCKET – aka TÊTE BRULÉE (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Bottle Rocket
Père : Wes Anderson
Livret de famille : Andrew Wilson (Futureman), Owen Wilson (Dignam), Luke Wilson (Anthony), Rob Lowe, James Caan (Matthew), Teddy Wilson (Abe Henry), Lumi Cazavos (Inez), Leslie Mann (une étudiante)…
Date de naissance : 1996
Nationalité : Etats-Unis
Taille/Poids : 1h32 – 7 millions $

Signes particuliers (+) : Les débuts de toute une génération.

Signes particuliers (-) : A la vue des oeuvres futures plus maîtrisées de Wes Anderson, ce premier film paraît tellement maladroit et vieillot.

 

DÉBUTS DE STARS

Résumé : Anthony, Dignan et Bob sont décidés à tenter leur chance dans le cambriolage. Sauf qu’ils ne sont pas vraiment faits pour ça…

Il est des premiers films de réalisateurs aujourd’hui confirmés qu’il valait mieux voir… en premier. En 1996, la découverte de ce Bottle Rocket, malgré ses imperfections, son côté décousu et confus, laissait certainement à penser qu’un cinéaste était en train de naître. Un cinéaste mais surtout un style caractérisé par une douce légèreté et une teinte un brin rêveuse. Quinze ans plus tard, Wes Anderson est devenu un réalisateur tendance que l’on connaît pour son style jubilatoirement décalé et loufoque. Un style abouti et personnel, ressemblant à peu d’autres et qui nous permet de voir et revoir avec le même plaisir des films uniques en leur genre comme La Famille Tenenbaum ou A Bord du Darjeeling Limited dans lesquels se débattent une bande de comédiens fidèles, comme une troupe d’amis passant des films des uns aux autres avec en figures de proue, les drôlissimes Ben Stiller et Owen Wilson.

Découvrir Bottle Rocket avec le recul d’aujourd’hui, sonne presque comme une sorte d’anachronisme cinéphilique. Se cherchant encore, balbutiant, Wes Anderson signe un film encore un peu trop brouillon, imprécis et aux nombreux défauts. Si aujourd’hui le cinéaste a atteint la plénitude dans son art, le temps aura clairement bonifié ce conteur hors norme dont cette première œuvre quasi familiale (avec au casting, les trois frangins Wilson, Luke, Owen et Andrew) n’en demeure pas moins touchante mais a pris un petit coup de vieux. L’indulgence reste néanmoins de mise, c’était des débuts et de bonnes choses pointent le bout de leur nez, dessinant les prémices d’un artiste en devenir.

Bande-annonce :

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